Le comité de direction se réunit le lundi. Quarante slides, des voyants verts presque partout, deux orange expliqués en une phrase. Tout le monde repart rassuré. Trois semaines plus tard, un client majeur part, un chef de service démissionne, un projet prioritaire glisse d’un trimestre. Rien de tout cela n’apparaissait dans le tableau de bord.
Ce scénario n’a rien d’exceptionnel. Il porte un nom : l’illusion du contrôle. C’est la tendance à croire qu’on maîtrise une situation parce qu’on la mesure, qu’on la suit et qu’on en parle chaque semaine. Les indicateurs ne sont pas en cause. Le problème vient de ce qu’on leur demande : remplacer le regard sur le réel.
Cet article s’adresse aux dirigeants et aux membres de CODIR qui sentent un décalage entre leurs chiffres et ce qui se passe vraiment. Vous y trouverez d’où vient ce biais, les signes qui le trahissent dans une équipe de direction, et ce qu’un CODIR peut changer dès sa prochaine revue d’indicateurs.
Votre tableau de bord dit une chose et le terrain une autre ? Prenez rendez-vous avec Yoan Lureault pour en parler.
L’illusion du contrôle : un biais documenté, pas une faiblesse personnelle
Relire son propre pilotage
Se sentir aux commandes ou avoir une prise réelle
Signaux de confort
Ce qui rassure
- Tout est suivi, rien n’échappe au tableau.
- Chaque membre a la même slide sous les yeux.
- Aucun voyant ne surprend vraiment.
- La séance se termine à l’heure.
Signaux de prise
Ce qui donne une influence réelle
- Un retour rapide entre une décision et son effet visible.
- Un contact direct avec le terrain dont on parle.
- Des décisions que l’on peut corriger sans perdre la face.
- Des écarts que l’on sait relier à une action précise.
Un comité peut cumuler tous les signaux de confort sans aucun signal de prise. C’est précisément le terrain du biais.
Le terme vient de la psychologue américaine Ellen Langer. En 1975, elle publie six expériences menées sur des jeux de pur hasard. Les participants y parient davantage face à un adversaire qui paraît maladroit. Ils accordent aussi plus de valeur à un billet de loterie qu’ils ont choisi eux-mêmes. Dans les deux cas, leur influence réelle sur le résultat est nulle.
Ce qui déclenche le biais, ce sont des éléments qui ressemblent à de la compétence : choisir, s’impliquer, se familiariser, réfléchir longtemps. Or c’est exactement ce que fait un comité de direction. Il choisit ses indicateurs, il les examine chaque semaine, il les commente, il les connaît par cœur. Plus le rituel est soigné, plus le sentiment de maîtrise grandit.
Ce que coûte ce biais dans un environnement professionnel
Le biais a été mesuré en entreprise. En 2003, le chercheur Fenton-O’Creevy et ses coauteurs ont étudié 107 traders répartis dans quatre organisations. Ceux qui manifestaient le plus l’illusion du contrôle étaient moins bien évalués par leur hiérarchie et moins bien rémunérés. Les auteurs concluent que, dans ce contexte, l’illusion est inadaptée : elle va de pair avec de moins bons résultats.
Le pouvoir accentue le phénomène. En 2009, des chercheurs de Stanford, de la London Business School et de Northwestern publient quatre expériences dans la revue Psychological Science. Les participants placés en position de pouvoir s’attribuent davantage de contrôle sur des résultats dus au hasard. Pour gagner une récompense sur un lancer de dé, tous ceux du groupe en position de pouvoir choisissent de lancer eux-mêmes. Ils sont moins de 70 % dans ce cas dans les autres groupes.
Un dirigeant n’est ni un trader ni un sujet de laboratoire. Le mécanisme reste proche : pression, enjeux forts, position de pouvoir, besoin de montrer qu’on tient la barre. Reconnaître ce biais n’a rien d’un aveu de faiblesse. C’est une condition pour lire ses chiffres avec lucidité.
Pourquoi un tableau de bord vert ne prouve rien
Schéma du mécanisme
Comment un indicateur se retourne contre ceux qui le suivent
- 1
Le CODIR choisit un indicateur
Il représente une réalité utile.
- 2
L’indicateur devient une cible
Revue, objectifs, parfois primes.
- 3
Les équipes optimisent le chiffre
Ce qui est regardé passe devant.
- 4
Le chiffre monte, le réel décroche
L’écart devient invisible en séance.
- 5
Le CODIR, rassuré, en ajoute un autre
Pour surveiller le premier.
Retour à l’étape 1 avec un tableau de bord plus long, et la même distance au terrain.
1975, économie
Loi de Goodhart
Énoncée à propos de la politique monétaire, résumée depuis ainsi : quand une mesure devient un objectif, elle cesse d’être une bonne mesure.
1979, sciences sociales
Loi de Campbell
Plus un indicateur sert à décider, plus il déforme ce qu’il devait observer.
2020, organisation
Les substituts selon Morieux
Reporting, métriques et réunions travaillent sur des substituts du réel. Dans un monde complexe, s’en contenter multiplie les erreurs.
Un indicateur est une représentation simplifiée d’une réalité. Le taux de service représente la satisfaction client. Le nombre d’entretiens annuels réalisés représente la qualité du management. Le pourcentage d’avancement représente l’état d’un projet. Tant qu’on se souvient qu’il s’agit de représentations, tout va bien.
Le glissement commence quand l’indicateur devient la cible. Les équipes comprennent vite ce qui est regardé, ce qui est récompensé, ce qui déclenche une question en CODIR. Elles optimisent ce chiffre, parfois au détriment de ce qu’il était censé traduire.
Un cas célèbre est celui de Wells Fargo. En 2016, l’autorité américaine de protection des consommateurs financiers (CFPB) inflige à la banque une amende de 100 millions de dollars. Poussés par des objectifs commerciaux et des primes, des salariés ouvraient des comptes en secret pour gonfler leurs ventes. Selon l’analyse de la banque elle-même, plus de deux millions de comptes ont pu être ouverts sans l’accord des clients. Les tableaux de bord de ventes affichaient une belle progression. Ils mesuraient surtout la capacité à atteindre la cible.
Sans aller jusqu’à la fraude, les versions ordinaires de ce phénomène sont partout. Un service d’assistance clôture vite des tickets non résolus pour tenir son délai. Un projet reste à 90 % d’avancement pendant quatre mois. Un indicateur de formation progresse parce qu’on a compté des webinaires de vingt minutes.
Yves Morieux, alors directeur de l’Institute for Organization du BCG, ajoute un chiffre frappant. Selon ses travaux, la complexité de l’environnement des entreprises a été multipliée par six en soixante ans. Leur complication interne, elle, a été multipliée par plus de trente-cinq. Autrement dit, les organisations ont répondu à un monde plus mouvant par davantage de couches, de procédures et de reporting. Le sujet est développé dans notre article sur les processus qui finissent par étouffer l’entreprise.
Les signes d’un CODIR qui pilote ses indicateurs plutôt que l’entreprise
L’illusion du contrôle ne se voit pas dans un tableau de bord. Elle se voit dans la manière dont le comité de direction s’en sert. Voici les signaux que l’on retrouve souvent quand une équipe de direction a glissé de la lecture du réel vers la gestion de ses chiffres.
Cochez ce que vous reconnaissez dans votre dernière revue
À cocher seul, puis à comparer avec un autre membre du comité
Les mauvaises nouvelles arrivent par un collaborateur, un client ou la presse, jamais par le reporting.
Chaque indicateur rouge est accompagné d’une explication prête à l’emploi, rarement d’une question ouverte.
Le temps passé à préparer la revue dépasse le temps passé à décider pendant la revue.
Personne ne sait plus pourquoi certains indicateurs existent, mais personne n’ose les supprimer.
Les membres du CODIR défendent leurs chiffres au lieu de discuter des problèmes communs.
Les décisions prises en séance visent à remettre un voyant au vert, pas à changer une situation.
Aucun membre n’est allé voir le terrain concerné avant de commenter un écart.
Deux ou trois cases cochées suffisent à poser la question. Le signal le plus révélateur est souvent le deuxième. Quand chaque écart arrive avec son explication, le comité ne cherche plus à comprendre. Il valide des récits. Ce phénomène nourrit un autre travers fréquent. Nous le décrivons dans notre article sur la tyrannie de la productivité dans les organisations : on finit par ne plus voir que ce qui se chiffre.
Ce que les KPI mesurent bien, et ce qui leur échappe
Les indicateurs ne sont pas tous trompeurs. Ils sont excellents dans certaines situations et aveugles dans d’autres. La distinction utile, ici, est celle entre compliqué et complexe. Une chaîne logistique est compliquée : beaucoup de pièces, mais des causes et des effets stables. Un changement de culture managériale est complexe : des humains qui interagissent, s’adaptent et réagissent à la mesure elle-même.
La matrice de Stacey aide à situer un sujet selon deux axes. Le premier : à quel point sait-on comment faire ? Le second : à quel point est-on d’accord sur ce qu’on veut ? Plus un sujet s’éloigne de la certitude et de l’accord, moins un indicateur isolé suffit à le piloter.
Ce qu’un indicateur apporte, selon la zone
Lecture par la matrice de Stacey
| Type de situation | Exemple | Ce que l’indicateur apporte | Ce qu’il faut ajouter |
|---|---|---|---|
| Simple | Délai de facturation | Un pilotage fiable, presque suffisant | Un contrôle ponctuel de la qualité |
| Compliqué | Taux de rendement d’une ligne de production | Une alerte précise et un levier d’analyse | L’avis d’experts pour interpréter |
| Complexe CODIR | Engagement des équipes après une réorganisation | Un signal tardif, souvent déformé | Des conversations, des observations, des récits |
| Chaotique | Perte brutale d’un client majeur | Peu de chose dans l’instant | Une décision rapide, puis une lecture après coup |
Beaucoup des sujets qui occupent un CODIR relèvent de la zone complexe : coopération entre directions, transformation, fidélisation des talents, appropriation d’une stratégie. C’est précisément là que les chiffres rassurent le plus et renseignent le moins. Pour approfondir le diagnostic, lisez la différence entre compliqué et complexe, et pourquoi la complexité organisationnelle vient d’abord des humains.
Comment un CODIR peut changer sa revue d’indicateurs
Sortir de l’illusion du contrôle ne demande pas de jeter le tableau de bord. Cela demande de changer ce que le comité en fait. Les pistes suivantes s’appliquent dès la prochaine séance, sans outil nouveau ni projet informatique.
Déroulé d’une revue repensée
Cinq changements, de la préparation au terrain
- 1
Classer chaque indicateur selon son usage
Pilotage, alerte ou simple information. Un indicateur d’information n’a pas sa place dans la revue du CODIR. Il se consulte à la demande.
Avant la séance
- 2
Associer un récit de terrain à chaque chiffre clé
Celui qui présente l’indicateur raconte aussi une situation vue ou entendue cette semaine. Le chiffre dit combien, le récit dit pourquoi.
En ouverture
- 3
Remplacer l’explication par une question
Face à un écart, la première prise de parole est une question ouverte. Exemple : qu’est-ce que nous ne voyons pas dans ce chiffre ?
Pendant la séance
- 4
Retirer un indicateur à chaque trimestre
Si personne ne le regrette au trimestre suivant, il ne servait pas à décider. La règle oblige à justifier ce que l’on garde.
Chaque trimestre
- 5
Aller voir avant de commenter
Pour tout écart significatif, un membre du CODIR passe du temps sur le terrain concerné avant la séance suivante.
Entre deux séances
Le dernier point rejoint une idée centrale de Morieux : ramener les managers au travail réel plutôt qu’aux substituts du travail. Une demi-journée passée dans un service montre souvent ce qu’aucune revue mensuelle ne fait remonter. La même logique vaut pour la stratégie : piloter une entreprise dans l’incertitude suppose d’accepter qu’une prévision détaillée n’est pas une preuve de maîtrise.
L’historien Jerry Muller, auteur de The Tyranny of Metrics (Princeton University Press), est arrivé au sujet par l’expérience. Devenu directeur de son département universitaire, il voit son temps absorbé par des demandes de statistiques. Ce temps est pris sur la recherche, l’enseignement et l’accompagnement de ses collègues. Une partie des rapports produits, raconte-t-il, n’était lue par personne.
Trois erreurs fréquentes quand on veut reprendre la main
Avant d’ajouter un indicateur
Trois questions à poser en séance
- 1
Quelle décision ce chiffre fera-t-il changer ?
Sans réponse claire, c’est un indicateur d’information.
- 2
Qui ira vérifier sur le terrain quand il bougera ?
Un chiffre que personne ne va voir finit par être optimisé.
- 3
Lequel retirons-nous en échange ?
La règle empêche le tableau de bord de s’allonger sans fin.
Ajouter des indicateurs pour corriger les indicateurs
Le réflexe est compréhensible. Un chiffre a été contourné, on en ajoute un second pour surveiller le premier. Le tableau de bord s’allonge d’année en année. Chaque ajout augmente le travail de reporting et la tentation d’optimiser ce qui est regardé. Le problème initial, lui, reste entier.
Passer d’un extrême à l’autre
Certains dirigeants, échaudés, décident de « piloter à l’instinct ». C’est une autre forme d’illusion. Les indicateurs restent indispensables sur les sujets simples et compliqués : trésorerie, sécurité, qualité, délais. L’enjeu n’est pas d’en avoir moins par principe, mais de savoir lesquels méritent la confiance du comité.
Traiter le sujet comme un chantier d’outil
Changer de logiciel de reporting ou refaire les tableaux de bord ne suffit pas. La question porte sur la conversation du CODIR : ce qui peut s’y dire, qui ose signaler un problème avant qu’il devienne un chiffre, comment on décide face à l’incertain. Cette conversation-là ne s’outille pas. Elle se travaille en équipe.
Quand un regard extérieur devient utile
Ce qu’apporte un facilitateur
Un tiers pour regarder la façon dont le comité pilote
Un cadre
Des règles de prise de parole posées avant la séance, pour que les signaux faibles aient leur place.
Une position tierce
Aucun enjeu de territoire, aucun chiffre à défendre, donc des questions que personne n’ose poser en interne.
Des décisions de l’équipe
Le facilitateur ne fournit pas la réponse. Le comité construit lui-même ce qu’il garde et ce qu’il change.
Pour les situations sensibles, comme un conflit ouvert ou une transformation lourde, ce cadre est une condition, pas une option.
Une équipe de direction a du mal à voir ses propres angles morts. Le biais d’illusion du contrôle touche chacun de ses membres. Les rituels de revue sont installés depuis des années, et les remettre en cause peut sembler désavouer ceux qui les ont construits.
Un facilitateur n’apporte pas de nouveau tableau de bord. Il crée un cadre où le comité peut regarder sa manière de piloter, nommer ce qui ne remonte plus, et décider de ce qu’il garde. Chez Insuffle, nous partons de ce que vit réellement l’équipe. Puis nous l’aidons à construire un futur désiré : un état souhaité, travaillé collectivement, qui oriente mieux qu’une liste d’objectifs chiffrés.
Cette démarche prend souvent la forme d’un séminaire de direction. Il s’agit de revoir ensemble ce que le CODIR observe, comment il en parle et ce qu’il décide.
Questions fréquentes sur l’illusion du contrôle en management
Qu’est-ce que l’illusion du contrôle en management ?
C’est la tendance d’un dirigeant ou d’un comité à surestimer son influence sur une situation parce qu’il la mesure et la suit de près. Le concept vient des travaux d’Ellen Langer en 1975. En entreprise, un tableau de bord bien tenu donne alors le sentiment de maîtriser des sujets. En réalité, ils évoluent selon des dynamiques humaines qu’aucun chiffre ne capte entièrement.
Faut-il supprimer les KPI pour en sortir ?
Non. Les indicateurs restent indispensables pour piloter la trésorerie, la sécurité, la qualité ou les délais. Le risque vient de l’usage, pas de l’outil. Un CODIR peut distinguer ses indicateurs de pilotage, d’alerte et d’information, puis compléter les chiffres par des observations de terrain. Il garde ainsi les avantages de la mesure sans en subir les effets pervers.
Combien d’indicateurs un comité de direction devrait-il suivre ?
Il n’existe pas de nombre idéal valable pour toutes les entreprises. Un repère pratique : assez peu pour que chaque indicateur présenté puisse être discuté pendant la revue. Si certains défilent sans commentaire séance après séance, ils relèvent de l’information et peuvent être consultés à la demande plutôt que présentés au comité.
Que dit la loi de Goodhart ?
L’économiste Charles Goodhart en a énoncé l’idée en 1975, à propos de la politique monétaire britannique. On la résume aujourd’hui ainsi : quand une mesure devient un objectif, elle cesse d’être une bonne mesure. Les personnes évaluées apprennent à améliorer le chiffre, parfois sans améliorer la réalité qu’il représentait. La loi de Campbell, énoncée en 1979, décrit le même mécanisme pour les indicateurs utilisés dans les décisions sociales et publiques.
Comment savoir si nos indicateurs sont contournés ?
Plusieurs signaux doivent alerter. Un indicateur progresse pendant que les remontées clients ou salariés se dégradent. Les résultats atteignent pile la cible. Les écarts sont toujours expliqués avant d’être analysés. Le plus sûr reste d’aller voir. Un échange direct avec les équipes concernées révèle vite si le chiffre décrit le travail réel ou la manière de satisfaire la mesure.
Dans quels cas un facilitateur n’est-il pas la bonne réponse ?
Vos chiffres sont faux parce que les données sont mal collectées ou le système d’information défaillant ? Le problème relève alors du contrôle de gestion ou d’un projet informatique, pas de la facilitation. De même, une fraude suspectée appelle un audit. La facilitation devient pertinente quand les chiffres sont justes mais que le comité ne parvient plus à en tirer des décisions utiles.
Mesurer pour comprendre, pas pour se rassurer
Dès la prochaine revue
Trois gestes, et ce qu’ils vous apprendront
Classer
Ce que vous saurez
Quels chiffres servent vraiment à décider, et lesquels occupent seulement la séance.
Questionner
Ce que vous saurez
Ce que l’équipe sait déjà sans l’avoir jamais dit en comité.
Aller voir
Ce que vous saurez
Si le chiffre décrit le travail réel, ou la manière de satisfaire la mesure.
Les indicateurs sont des instruments de lecture. Ils deviennent dangereux quand le comité leur demande une assurance qu’ils ne peuvent pas donner. Sur les sujets complexes, la maîtrise ne vient pas d’un chiffre de plus. Elle vient d’une équipe de direction qui regarde le terrain, accepte de ne pas tout savoir et décide quand même.
Commencez par la prochaine revue. Classez vos indicateurs, posez une question avant chaque explication, et envoyez un membre du CODIR voir ce que le chiffre ne dit pas. Vous saurez vite si votre tableau de bord éclaire vos décisions ou s’il vous en dispense.
Sources
- The Decision Lab, L’illusion du contrôle, synthèse des travaux d’Ellen Langer (1975).
- Wikipedia, Illusion of control, facteurs identifiés par Langer : choix, compétition, familiarité, implication.
- Association for Psychological Science, Power and the Illusion of Control, d’après Fast, Gruenfeld, Sivanathan et Galinsky, Psychological Science, mars 2009.
- Fenton-O’Creevy M., Nicholson N., Soane E., Willman P., Trading on illusions: unrealistic perceptions of control and trading performance, Journal of Occupational and Organizational Psychology, 2003.
- Consumer Financial Protection Bureau, CFPB fines Wells Fargo $100 million for widespread illegal practice of secretly opening unauthorized accounts, septembre 2016.
- Wikipedia, Goodhart’s law, idée énoncée en 1975, formule popularisée citée par Marilyn Strathern en 1997.
- Wikipedia, Campbell’s law, d’après Donald T. Campbell (1979).
- Jabra, BCG’s Yves Morieux on how managers can beat organizational complicatedness, mars 2020.
- TED, Yves Morieux, As work gets more complex, 6 rules to simplify.
- Rorotoko, Jerry Z. Muller on The Tyranny of Metrics, Princeton University Press, entretien d’avril 2018.