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Comprendre et apprendre l’intelligence collective

La recherche de l’excellence et l’évolution des entreprises et des individus suscitent l’intérêt depuis l’Antiquité. Aujourd’hui, les défis posés par les crises, la compétitivité mondiale et l’importance d’identifier les facteurs de différenciation ont renforcé la nécessité de trouver des solutions à des problèmes de plus en plus complexes en réduisant les temps et les coûts de production. Nous avons besoin de plus que l’intelligence d’un seul individu…

Grâce à la collaboration entre les personnes et à l’aide des outils technologiques actuels, un concept actualisé de travail coopératif a vu le jour. Ceci vise une productivité partagée qui dépasse de loin le cadre de l’intelligence individuelle. Ce concept est appelé “intelligence collective“. C’est le produit de ce que plusieurs personnes peuvent construire ensemble sans avoir besoin de partager un lieu physique, un moment ou une langue. Cette collaboration des intelligences pour développer les connaissances multiplie la facilitation, la créativité et l’évolution de la société. Ce qui renforce l’intelligence individuelle.

Commençons par les classiques

Aristote, dans sa Politique , est l’un des premiers à avoir avancé l’idée que la participation d’un grand nombre de personnes à la prise de décision donne de meilleurs résultats. Bien plus tard, au XVIIIe siècle, le brillant mathématicien, politologue et philosophe français Nicolas de Condorcet a été le premier auteur moderne à s’intéresser à ces questions. Dans son célèbre théorème, il affirme que, dans certaines conditions, un groupe plus important de personnes a plus de chances de parvenir à la bonne solution qu’un groupe plus restreint. Ce théorème est aujourd’hui considéré comme l’un des fondements de la démocratie.

Karl Marx a utilisé le terme Intellect général dans le  « Fragment sur les machines»  des Grundrisse. Il voulait parler de connaissances sociales générales ou d'”intelligence sociale” à un moment historique donné. Il la définit comme “l’intellect général” ou “l’intellectualité de masse”. Une connaissance sociale accumulée peut être interprétée comme une manifestation d’intelligence collective en raison de la manière dont ces actifs sont construits, voire intégrés dans des objets.

Comment peut-on définir l’intelligence collective ?

Pierre Levy dit dans son livre ” Collective Intelligence ” que : “C’est une intelligence distribuée partout, constamment valorisée, coordonnée en temps réel, conduisant à une mobilisation efficace des compétences. (…). Le fondement et le but de l’intelligence collective sont la reconnaissance, la facilitation et l’enrichissement mutuel des personnes.

L’intelligence collective est donc l’intelligence qui émerge de la collaboration de nombreux individus. L’un des principaux défenseurs de cette idée est Kropotkin, qui a commencé à faire référence à l’intelligence collective en donnant l’exemple de petits animaux comme les abeilles ou les fourmis.

On peut donc généraliser la définition comme suit : l’intelligence collective est la somme de la capacité de chaque individu à apporter ce qu’il considère comme pertinent pour la communauté et de la capacité de la communauté à découvrir la meilleure recommandation. Comme le dit Howard Bloom dans son ouvrage ” Global_Brain: The Evolution of Mass Mind from the Big Bang to the 21st Century”, dans lequel il passe en revue ce phénomène depuis plus de 3,5 millions d’années jusqu’à l’année de publication (2000).

L’intelligence collective dans le contexte actuel

Le terme “intelligence” est certes large et décrit des propriétés de la capacité mentale des personnes telles que la pensée abstraite, l’apprentissage, la communication, le raisonnement, la planification, la gestion des difficultés et la résolution de problèmes. Il est courant de voir des compétences et des attitudes intelligentes chez les personnes qui nous entourent. Ce qui contribue sans aucun doute au développement de la société dans laquelle nous vivons.

Le cerveau humain, avec environ 100 milliards de neurones , a la capacité d’apprendre, de mémoriser, de gérer les sentiments et les différentes fonctions du corps humain. Un “système” impressionnant qui permet aux gens de créer et de transformer leur propre vie et celle de leur entourage grâce à une interaction qui a évolué tout au long de l’histoire humaine.

La société a connu de profonds changements basés précisément sur de nouvelles formes d’interaction, rendues possibles par les nouvelles technologies et les outils disponibles, qui ont rendu la communication plus rapide, plus facile et plus fiable.

Les changements sociaux se produisent depuis des années. Cependant, ils se sont accélérés de manière spectaculaire avec l’avènement des technologies de l’information, laissant derrière eux la société industrielle pour laisser place à la “société de l’information”. Au cours des vingt dernières années, cette transformation s’est encore accentuée pour aboutir à ce que nous appelons aujourd’hui la “société de la connaissance”, qui permet de surmonter les barrières et les obstacles entre les personnes. L’un des aspects les plus frappants est l’augmentation de la quantité et de la qualité des informations et des connaissances disponibles dans le monde développé.

La connexion entre les personnes contribue et apporte de l’innovation dans la manière dont elles se relient les unes aux autres. Nous pouvons citer divers exemples basés sur des technologies et des objectifs différents : les réseaux sociaux comme Facebook, les professionnels comme Linkedin, les bases de données de connaissances, comme Wikipedia, les logiciels à code partagé comme Linux, les applications de gestion des connaissances au sein des organisations.

Ces nouveaux outils ont changé certains emplois et, à l’avenir, ils changeront également la façon dont on mesure la contribution des personnes à leur travail. Un “bâtisseur de talents” qui apporte son intelligence ou son matériel sera reconnu à l’avenir comme un acteur essentiel. Ce qui permet de développer plus efficacement les activités professionnelles.

Les nouvelles formes de relations sociales mentionnées ci-dessus ne signifient pas l’annulation d’autres formes plus traditionnelles. Nous sommes face à une nouvelle “chaîne” et, en tant que telle, elle aura sa place dans le monde. Il y aura de bonnes et de mauvaises expériences, en fonction de la manière dont elle est utilisée.

Par conséquent, une connexion ou un réseau de personnes “intelligentes” peut multiplier leur productivité. Ce qui permet un accès fabuleux à des informations et à des connaissances qui, elles aussi, ne cessent de croître.

Nous sommes confrontés à un défi aux dimensions colossales. Un défi productif du 21ème siècle pour les organisations privées et publiques qui souhaitent atteindre des objectifs commerciaux et d’innovation exceptionnels.

Pourquoi la pratiquer est essentiel pour une évolution ?

Ce type d’intelligence est l’occasion de mettre à profit les qualités individuelles pour atteindre les objectifs du groupe.

Intelligence : Bien qu’il n’existe pas de définition généralisée du terme “intelligence”, on peut dire qu’il s’agit, d’une manière générale, de la capacité d’un individu à percevoir certaines informations et à les transformer en connaissances. Afin que, finalement, ces connaissances puissent être appliquées de manière adaptative à des situations spécifiques. Ainsi, l’intelligence est la capacité à résoudre des problèmes.

Au fil du temps, diverses études ont subdivisé les types d’intelligence en intelligence émotionnelle, logique-mathématique, corporelle, musicale, visuelle, verbale, personnelle et intrapersonnelle. Il existe également un type d’intelligence qui est collaborative, connue sous le nom d’intelligence collective.

Collectif : Comme son nom l’indique, ce type d’intelligence naît de la communication et de la collaboration d’un groupe d’individus ou d’êtres vivants appartenant à la même espèce (pour certains, à plusieurs espèces). Il s’agit d’un processus de groupe qui consiste à prendre des décisions consensuelles, en mettant l’individualité au second plan, afin d’atteindre un objectif collectif. Ce type de comportement est étudié depuis des décennies dans des domaines tels que la sociologie, la psychologie des masses et la biologie, et peut être observé dans une grande variété de formes telles que les bactéries, les animaux, les humains et même dans la façon dont les ordinateurs traitent.

Soutien mutuel : Une des premières références à ce terme est Mutual Aid   : A Factor in Evolution, un livre publié en 1902 par Kropotkin (1842-1921). Comme mentionnée auparavant, l’auteur souligne l’importance de la coopération, de la réciprocité et du travail en équipe pour le développement évolutif d’une espèce. Il cite en exemple le comportement de groupe d’espèces non humaines, comme les abeilles et les fourmis. Ces dernières ne possèdent pas, individuellement, les connaissances nécessaires pour construire une fourmilière, mais ensemble, elles font appel à l’intelligence collective pour mener à bien leur projet.

Parmi les caractéristiques décrites de ce type d’intelligence, on peut citer l’auto-organisation, le leadership combiné, le style participatif, le travail sans supervision, l’adaptation constante aux changements de l’environnement, le travail en équipe, le comportement social interactif et le comportement intelligent global, qui font référence à l’absence d’une structure de contrôle centralisée qui dicte le comportement des membres du groupe.

Membrane collective : Pour l’auteur américain Howard Bloom , ce type d’intelligence est présent depuis l’origine de la vie. Bloom souligne que la planète entière fonctionne comme un cerveau global dans lequel les comportements intelligents et la transmission des connaissances se comportent comme une gigantesque membrane collective, dont les neurones, en interaction constante, sont tous des organismes vivants. En d’autres termes, il s’agit d’une intelligence inter-espèces. L’auteur conçoit le développement de la vie sur Terre comme une séquence de réalisations dans le traitement et l’échange d’informations collectives, depuis les premiers micro-organismes qui ont uni leurs forces et leurs capacités pour se nourrir, survivre et évoluer jusqu’à nos jours.

Apprentissage collaboratif : L’apprentissage collaboratif consiste à développer une activité en petites équipes. Dans chaque groupe, les étudiants travaillent sur différentes tâches, échangent des informations, font des analyses et apprennent ensemble par la collaboration.

L’apprentissage collaboratif n’est pas seulement un ensemble d’étapes pour travailler de manière ordonnée dans un groupe. C’est bien plus que cela. C’est une philosophie de vie, dans laquelle les participants sont conscients que le groupe entier est plus que la somme de ses parties.

L’apprentissage collaboratif ou “travail en équipe” est une théorie éducative à pratiquer. Il est important de garder ces philosophies éducatives à l’esprit et de les appliquer dans tous les espaces d’apprentissage, de travailler ensemble et d’établir des objectifs communs pour générer la construction du savoir.

Comment l’intelligence collective peut-elle être appliquée ?

 Les nouvelles technologies ont sans aucun doute apporté une grande révolution dans ce concept. Il est impossible pour chacun d’entre nous de connaître tout le monde. Cependant, nous pouvons être des experts dans un petit domaine, et grâce aux nouvelles technologies et à la puissance de l’internet, nous pouvons rassembler toutes ces micro-connaissances pour créer une intelligence collective.

L’intelligence collective présente de grands avantages, comme celui de permettre aux individus de surmonter leurs biais cognitifs individuels. En effet, le fait de collaborer avec d’autres personnes et de connaître leur réalité et leur façon de penser ou d’agir leur permet d’ouvrir leur esprit et d’élargir leurs vues. Ce qui améliore ainsi leur esprit critique.

Ce type d’intelligence peut également être appliqué à l’école. Par le biais d’activités de groupe ou dans lesquelles les nouvelles technologies font partie intégrante des activités, vous pouvez amener vos élèves à commencer à construire leur propre intelligence collective.

Clés pour mieux comprendre et mettre en œuvre l’intelligence collective

La collaboration en groupe 

Des fourmis à la recherche de nourriture, une décision prise lors d’une réunion de voisins, un article de Wikipédia, tous sont des exemples d’intelligence collective. C’est un moyen de maximiser les connaissances issues de la collaboration de plusieurs individus, généralement de la même espèce, sur une question particulière. Les humains l’utilisent depuis très longtemps.

Avec l’internet, l’intelligence collective représente un changement de paradigme. Aujourd’hui, elle englobe des domaines allant de la science citoyenne au crowdfunding et au crowdsourcing, en passant par l’intelligence artificielle … Et elle figure certainement en tête de liste des expressions les plus utilisées dans le monde de l’informatique, de l’université, des affaires et de l’activisme. Le logiciel est l’une des manifestations les plus évidentes de l’intelligence collective. C’est un langage ouvert en soi qui se développe en collaboration et en facilitation.

Deuxièmement, il s’agit d’une nouvelle ressource médiatique. Ce qui permet l’accès à des informations créées collectivement comme alternative au pouvoir médiatique traditionnel. Un cas clair est celui des chaînes Telegram en tant qu’outil de diffusion et de participation dans les zones de protestation, des contributions individuelles qui génèrent un récit collaboratif.

L’Open Innovation et l’économie du partage

Sous l’égide de l’intelligence collective, l’Open Innovation propose un changement de philosophie d’entreprise qui favorise les synergies et l’innovation. Dans le monde des affaires, l’intelligence collective est liée à des termes à la mode tels que l’open innovation et l’économie du partage.

L’Open Innovation abandonne le prototype industriel, vertical et rigide de l’entreprise et adopte un système de facilitation. Elle génère des connaissances ouvertes, informelles et expérimentales et favorise une attitude d’innovation et d’audace.

L’économie du partage utilise l’intelligence collective comme une infrastructure pour les initiatives entrepreneuriales qui génèrent un impact social positif.

Avec l’open innovation, l’entreprise reconnaît “qu’elle ne peut pas tout atteindre” et s’ouvre à la collaboration avec les clients, les concurrents et le reste de la société pour le bénéfice de tous. Il y a des entreprises qui, une fois la journée de travail terminée, donnent leurs espaces à des entités sociales ou à des start-ups pour toutes sortes d’initiatives. Ce qui attire ainsi les talents et génère un impact communicatif qu’aucune campagne de marketing ne peut atteindre.

Avantages de l’intelligence collective pour les organisations

Histoires de réussite

De nos jours, il est essentiel pour les organisations de développer l’intelligence collective et la capacité d’apprentissage afin d’obtenir des équipes de travail plus efficaces. Aujourd’hui, au milieu des barrages technologiques, les entreprises ont été contraintes de repenser leurs propositions de valeur. Dans cette optique, l’intelligence collective est une ressource clé qui permet de trouver des solutions plus innovantes. Et cela grâce à la construction d’une culture d’entreprise forte, à la création d’espaces de collaboration, à la génération de liens émotionnels et à la valorisation de la diversité au sein des équipes,

En termes simples, l’intelligence collective s’explique comme la dynamique au sein d’une organisation où les membres de l’équipe apportent des connaissances et des opinions qui nourrissent tous les processus de travail. Et où chaque personne délivre une facilitation à l’équipe qui lui permet de devenir un groupe autogéré capable de s’adapter à court terme à des environnements changeants.

Par conséquent, en partant de ce point, il est important de garder à l’esprit que la somme des connaissances permet aux organisations d’innover, de mieux s’adapter à l’environnement réel et de croître plus rapidement.

Google n’est qu’un exemple de cette nouvelle culture de travail. Plus flexible et moins hiérarchisée, cela favorise un environnement invitant à la création de projets, où l’intelligence collective est la norme en matière de bonnes pratiques.

Comment l’intelligence collective est-elle développée dans l’organisation ?

Comme le détaille un article de RH info , si vous souhaitez développer l’intelligence collective dans votre organisation, il y a quelques facteurs à prendre en compte. Apprenez à les connaître :

Tout d’abord, vous devez essayer de créer un environnement dans lequel la communication agile est possible. En outre, les personnes qui vont partager leurs connaissances devraient avoir des positions et des professions différentes. En effet, cela permettra d’obtenir des idées plus diverses. Il est important que lors des échanges d’informations, toutes les personnes impliquées soient au même niveau et que les hiérarchies soient mises de côté.

À cet égard, vous devez être capable de faire comprendre aux dirigeants qu’ils n’ont pas toujours toutes les réponses. Pour favoriser le développement de l’intelligence collective, vous devez encourager et récompenser toutes les attitudes liées à la coopération et à la collaboration entre les secteurs, les départements et les employés.

De cette façon, vous pouvez concevoir un plan mensuel pour l’échange d’idées par le biais de réunions qui peuvent être informelles et même avoir une touche ludique. Ce qui rendra les participants plus motivés. Lors de ces réunions, vous pouvez choisir de procéder à un examen de l’état d’avancement du travail développé par chaque employé. De cette façon, chacun peut apprendre du travail de l’autre.

Ensuite, les idées peuvent être mises en commun. En fait, il peut être intéressant d’axer chaque réunion sur un sujet ou une question spécifique qui concerne l’entreprise. La première priorité lorsque vous souhaitez mettre en œuvre cette dynamique est de créer une atmosphère accueillante dans laquelle chacun se sent à l’aise pour participer. C’est le seul moyen de créer une culture d’apprentissage qui sera la base de l’intelligence collective.

Il est également judicieux d’encourager l’intrapreneuriat, c’est-à-dire d’inciter les employés à développer leurs propres projets au sein de l’entreprise. En ce sens, il peut être judicieux de s’intéresser aux start-ups, voire de les utiliser pour recruter des personnes proactives et talentueuses.

Stratégie interne et avantages pour les organisations

La somme des intelligences individuelles favorise le travail horizontal et multidisciplinaire par rapport aux structures hiérarchiques rigides. Dans cette logique, les équipes sont plus susceptibles d’accroître leur motivation, leur créativité, leur dynamisme et leur adaptation aux défis. Cela produit des synergies et des expériences d’apprentissage mutuel très enrichissantes. Par exemple, les responsables de la communication comprennent ce que font les développeurs, et vice versa. Ce qui permet de faire avancer les tâches de manière plus fluide et intégrée.

Pour réaliser cela dans la stratégie de l’ organisation , il s’agit d’un travail constant, qui doit promouvoir une culture de participation, de collaboration, de facilitation et de responsabilité, où la mise en œuvre de méthodologies agiles est très utile pour l’efficacité. Voici donc ce dont une équipe a besoin pour favoriser l’intelligence collective :

Humilité : il faut comprendre que pour mener à bien des projets de grande envergure, il faut de nombreuses mains.

Le leadership organisationnel : il est créé dans la flexibilité offerte par des structures moins hiérarchiques, concevant la diversité comme une valeur.

Confiance et responsabilité : chaque membre de l’équipe est un représentant du travail effectué par l’organisation.

Pour conclure, il est important de savoir que l’intelligence collective n’est pas une invention de l’internet. Ses premières manifestations ont eu lieu avant même l’apparition du langage, l’expression la plus étonnante de l’élaboration collective à grande échelle. La culture, la connaissance et les systèmes d’organisation politique à travers les âges ont émergé de cette complicité. Et cette construction sociale a fini par s’exprimer sous la forme d’une intelligence sociale qui prend souvent la forme du “bon sens”.

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Matrice de solutions, résolvez vos problèmes

Vous rencontrez des problèmes dans vos équipes, dans vos organisations, dans vos réunions de Codir, dans vos rencontres … ? C’est étrange. 😉

Je vous partage ici un outil que j’utilise régulièrement quand j’accompagne des groupes qui ont besoin de voir rapidement de petites différences convaincantes face à leurs problèmes.

Des ateliers pour résoudre les problèmes il en existe beaucoup (SpeedBoat, Les 6 chapeaux de Bono, Fast Codev, Brainstorming, Diagramme d’Ishikawa, QQOCQP, Diagramme des relations, Lean Coffee …),

L’avantage de celui que nous vous proposons est qu’il peut être facilité et animé par le plus grand nombre. En effet, pas besoin de structure et de règles complexes; encore moins de techniques folles.

La simplicité !

Je vous propose notre matrice de solutions. Un atelier pour résoudre vos problèmes grâce à l’intelligence collective.

Pourquoi parler de Matrice de Solutions ?

Un problème peut être défini comme une question ou une situation qui doit être résolue. Les problèmes sont partout et nous en avons tous, mais c’est la façon dont nous les résolvons qui nous défini.

Lorsque nous avons un problème, il est humain de tenter d’essayer de trouver une solution. Parfois, cette solution n’est trouvé qu’à l’issue d’un processus très long ou elle peut même ne pas exister. Lorsque nous sommes confrontés à un problème, ce qui commence comme une gêne peut devenir un problème beaucoup plus important par la suit. La définition du problème peut varier d’une personne à l’autre selon la gravité de la situation.

Un problème est tout ce qui entrave nos objectifs ou nos désirs, nous empêchant de les atteindre. En d’autres termes, lorsque quelque chose vous empêche de faire ce que vous voulez faire, cela devient un problème dans votre vie et dans votre esprit.

Ici, je propose une matrice qui va travailler sur 3 aspects : le problème, la solution envisagée et les acteurs concernés qui peuvent soit résoudre ce problème soit proposer une solution.

A quoi ressemble cette matrice ?

Une matrice est une grille à deux dimensions qui peut être utilisée pour mettre un problème en évidence. Les lignes et colonnes de la matrice correspondent à différents aspects du problème et l’intersection de chaque ligne et colonne correspond à une solution possible.

Celle-ci peut être utilisé de manière physique, c’est à dire sur un mur ou sur une table mais également à distance avec des outils comme par exemple Miro, Draft, Klaxon (je vous propose d’ailleurs un template de la matrice sur Miro).

Comment se déroule cet atelier ?

Réunissez des personnes de divers horizons qui peuvent contribuer de manière différente. Attention, cela ne veut pas dire que nous travaillons ici pour actionner l’intelligence collective 🙂 (D’autres paramètres rentrent en jeux : autonomie, sens, but, objectif connu, diversité… quoi que).

Si vous réunissez un groupe pour trouver collectivement des solutions, le cadre est indispensable.

  • Pourquoi sommes nous réunis ici et maintenant ?
  • Pour accomplir quoi ?
  • Comment cela va-t-il se passer ?
  • Qu’attendons-nous du groupe ?
  • Existe-t-il une diversité importante des acteurs ?
  • Quels sont les règles associées ? temps, distribution de la parole, planning…

1 L’invitation

C’est ici que tout démarre ! Mais attention ici ce n’est pas cette invitation dans l’agenda mais bien un message individuel, personnalisé à l’intention des personnes que vous souhaitez voir dans votre atelier.

En tant qu’organisateur (managers, directeurs, dirigeants, RH, facilitateurs … ca marche pour tout le monde)

“J’aurais besoin de toi ici pour … “, “Je pense que tu peux apporter à l’atelier car …”,” Tes connaissances font de toi la bonne personne pour …” , “J’aimerais vraiment te voir dans cet atelier car …”, “Ton expertise de ce sujet serait d’une aide géniale pour …

He oui, cela prend du temps ! Mais croyez moi cela change tout.

Nous avons besoin de nous sentir impliqué dans quelque chose pour participer pleinement.

Ici vous êtes la personne qui invite une autre personne à venir s’impliquer dans le groupe. Vous lui donnez la permission de pouvoir s’exprimer pleinement. En retour, le but sera plus clair pour elle. Un véritable cadeau que vous lui faites !

2- Nous ici et maintenant

🧭 Prenez le temps d’expliquer l’objectif de cet atelier :

  • Pourquoi sommes nous là ?
  • De quelle situation parlons-nous ?
  • Qu’attendez vous du groupe ?
  • Quels sont les critères de succès selon les participants ?
  • Quel est mon rôle ? organisateur, animateur, facilitateur … ?
  • Allez vous participer comme les autres ou avez-vous une posture particulière ?
  • (Je vous partage une liste de questions qui peuvent vous aider )

Ce moment est PRIMORDIAL : sans exposer la situation que vous souhaitez résoudre, peu de chance que quelque chose se passe. Sans compter le manque d’alignement sur l’objectif de l’atelier.

Petite astuce : écrivez cette intention pour que tout le monde puisse la voir en permanence.

Allez on se lance.

3 – Recherche

Une fois ces éléments présentés et que chaque participant-e se sent à l’aise avec votre intention, proposez à chacun de lister sur des post-it les problèmes qu’ils rencontrent face à la situation proposée (au début de l’atelier)

1 problème = 1 post-it

Exemple de situation ” Les ventes de nos moteurs sont en baisse de 12% depuis le trimestre dernier”

(Soyez le plus univoque, explicite et précis possible dans la définition de la situation)

Exemples de problèmes éventuels : “Départ de 3 commerciaux” ,”La chaine de production ne suit par le rythme” , “Notre systeme de réservation de commandes est plus lent depuis la dernière mise à jour” ,” Nous manquons de pièces” …

4- Présentation

Chaque participant (acteur) présente oralement et rapidement chacun de ses problèmes avec un exemple concret de ce qu’il a pu observer face à cette situation.

Le concret permet de rendre plus compréhensible le sujet évoqué. Un peu comme une histoire “Quand j’étais sur la ligne de production, je voyais Julien manquer de pièces…”

Attention ici aux dérives et aux débats qui peuvent s’installer. Prévenez le groupe que chaque personne à ce droit de s’exprimer le plus librement possible. C’est sa perception des choses ! C’est ce que nous recherchons.

Faites le tour de chaque participant. (si bien sur il ou elle a quelque chose à proposer)

📝 Placez ces post-its de manière linéaire .

5 – Les acteurs

Lister tous ensemble les divers acteurs concernés par les problèmes cités ci-dessus.

Cela peut être les acteurs présents dans votre atelier mais cela peut également être des acteurs extérieurs.

Le but n’est pas de pointer du doigt les acteurs en défaut mais bien de lister les acteurs concernés par ces problèmes et la situation initiale.

Exemple : “Les clients”, “Les chefs de projet”, “Les commerciaux”, “Le codir”

Mais cela peut aussi être plus nominatif avec uniquement les participants de l’atelier.

Exemple : Pierre, Jules, Julie, Mélanie, Catherine, Brice

1 prénom/acteur = 1 postit

Placez les post-its de manière verticale pour créer une matrice à deux niveaux.

5- Votre matrice

Votre matrice est prête ! Maintenant à vous de jouer.

Pour chaque acteur/personne listé, il convient de mettre en face les problèmes que vous avez listé au début de l’atelier.

Exemple : “Le Codir” voit “Départ de 3 commerciaux” ,”La chaine de production ne suit par le rythme” , … ainsi de suite

Maintenant proposez pour chaque acteur une intention, une solution, une action, une idée.

Mais comment.

Chaque ligne et chaque colonne laissent une place libre pour amener une solution pour le problème du dessus.

Deux possibilités :

  • chaque acteur pour proposer une solution pour lui “Moi je propose”, “Nous proposons cette idée, cette action …”
  • ou chaque acteur peut recommander une solution pour un autre acteur “Nous pensons que cette personne pourrait”, … le but étant ici d’inviter les personnes avec des idées, des solutions mais en aucun cas des critiques. Juste des suggestions d’améliorations

Prenez le temps de poser les post-it, poser des questions si ce n’est pas clair, demandez une clarification …

6 – Amélioration sans relâche

Suite à la présentation des solutions, demandez à chaque acteur de prendre une action concrète qui répond à une des solutions. Mais comment ?

  • Une action rapide à mettre en place en moins de 72h (le but n’étant pas d’être à 72h mais surtout d’être dans une dynamique rapide avec des résultats souhaités rapidement)
  • Une action à un mois.

Pour poser ces actions pour pouvez par exemple utiliser QQOCQP ou SMART (allez hop une idée d’article pour le blog 😂 )

Toutes les cases n’ont pas l’obligation d’être remplies.

Exemple d’affichage de l’action sur un post-it

7- Pour terminer ?

Déterminer une seconde date de rencontre pour affiner cette matrice, proposer de nouvelles solutions et de nouvelles actions. A ce stade, il vous manque peut-être d’autres acteurs que vous pourrez ajouter. Demandez aux participants actuels pour savoir qui pourrait invité à ce point.

Représentation graphique et planning de la matrice des solutions.

Quels sont les avantages de cet atelier ?

  • Rapide et simple à mettre en place
  • On se concentre sur les solutions et les actions associées
  • La possibilité de faire vivre un atelier avec les bonnes personnes
  • Se mettre en mouvement rapidement
  • Partager ses faits et ses ressentis

On parle ici d’amélioration continue, sans relâche :

L’amélioration continue est une philosophie basée sur l’idée de ne jamais se contenter d’une qualité inférieure. Cela implique un engagement continu à améliorer les produits, les processus et les services. L’amélioration continue est un processus qui devrait se produire à tout moment, car il est important de ne jamais vous contenter de moins que votre meilleur travail. Commencez à mettre en œuvre l’amélioration continue de votre travail dès aujourd’hui !

Les tips pour faciliter cet atelier :

Il n’est pas simple de vous partager toutes les astuces pour faciliter cette rencontre. L’objectif n’étant pas d’avoir un guide complet de facilitation de cet atelier mais d’avoir les grandes lignes.

  • Pensez à bien gérer le temps de chaque étape
  • Demandez à quelqu’un de noter les idées
  • Partagez un agenda pour que chaque personne puisse identifier les étapes
  • Affichez l’objectif de l’atelier dès le début
  • Se concentrer sur les gros irritants de chacun (limiter le nombre d’idées au risque d’avoir une grand matrice)
  • Regroupez différentes personnes en fonction de leurs rôles (chefs de projet, managers, rh, directeurs …)

La liste pourrait être longue 😃

Vous souhaitez animer cette atelier dans vos équipes ? Contactez-nous ou bien consultez notre catalogue d’in’box.

Conclusion :

Identifier les problèmes est une chose, se focaliser sur les solutions à mettre en oeuvre en est une autre. La Matrice des solutions vous propose une astuce supplémentaire pour résoudre les problèmes que vous rencontrez quotidiennement.

A vous de jouer !

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Les mots valises : des mots qui incarnent ?

Bienveillance, transparence, courage, engagement, respect, fun …

Qui n’a jamais déja entendu une de ces valeurs ou un de ces mots en réunion; “Soyons bienveillants c’est important” ?

Que se cache-t-il dans ce genre de mots ? De valeurs ? Que nous partageons régulièrement lors de réunions, d’altiers …

Au premier regard cela semble positif et engageant. Sauf qu’il ne s’agit que de la partie immergée de l’iceberg.

J’appelle cela les mots valises.

Des mots qui sont comme des valises dans lesquelles chacun peut mettre ce qu’il désire.

La notion de désir ici est importante car ces mots sont très généralement liés à des émotions personnelles.

Avant de continuer, je vous partage une anecdote vécue il y a quelques années dans un groupe que j’ai facilité.

Mon objectif était d’accompagner une équipe dans la mise en avant des problèmes qu’elle rencontrait tous les jours. Le manager et toute l’équipe était présents pendant cet atelier.

Nous devions y collecter les problèmes rencontrés et trouver des axes d’amélioration.

Au début, j’avais proposé de lister les 6 valeurs qu’ils aimeraient voir dans cet atelier.

La groupe a donc listé et échangé autour de ces valeurs pour en proposer 6. Deux de ces propositions était la la bienveillance et le respect. (Les autres étaient plus ou moins dans la même thématique)

Photo des valeurs de cet atelier.

J’ai donc invité le groupe à proposer des équivalences concrètes, des exemples parlants de ce qu’il aimerait voir ET ne pas voir. Les réponses étaient intéressantes mais le groupe ne trouvait pas l’intérêt de cette seconde partie de l’exercice. Nous ne nous sommes donc pas trop attardés.

Erreur.

L’atelier se lance, je facilite les interactions avec un cadre initialement proposé (pas besoin de décrire en détails tout l’atelier.)

Au bout de quelques minutes, un des membres lance des piques à une autre personne dans la salle. Tous semblaient rire de ces petites “”boutades”.

Tous? non, pas vraiment.

Puis vint mon tour de me prendre des remarques « rigolotes » sur ma façon de m’habiller et de m’exprimer.

J’ai décidé de passer outre cette remarque.

Mais les moqueries montent en puissance, une partie importante du groupe n’est pas concentrée, et pliée de rire …

Une pause s’impose. Je me rapproche de la personne qui ne réagit pas et ne ri par de « ces blagues ». Il me partage son malaise et sa tristesse. Il a été blessé.

L’atelier reprend mais je propose de partager mon mal-être face à cette situation en exposant les valeurs qu’ils ont définies ensemble au départ; les remarques n’étant ni bienveillantes ni respectueuses.

« Mais si c’est pour rigoler. Ce n’est pas méchant. »

« Qu’est ce que vous en savez ? »

Pas besoin de continuer sur cette anecdote vous imaginez la suite.

Les maux valises

Rétrospectivement ces valeurs identifiées m’ont permis de rappeler le cadre et le malaise de deux personnes.

Mais en voulant « gagner » du temps , nous aurions dû consacrer du temps pour avoir une définition commune et partagée de ces valeurs.

Chacun des mots proposés étaient ce que j’appelle donc des mots valises. Ou des maux valises.

Des maux oui car ces mots peuvent créer plus de dégâts qu’autre chose dans une équipe ou dans cette organisation si ces derniers ne sont pas définis de manière collégiale.

Autre point, il est rare d’entendre dire « je suis contre le respect ou la transparence ! » mais croyez moi quand vous demandez à chacun de définir à quoi cela correspond pour lui c’est parfois totalement différent.

Exemple : confusion entre honnêteté et transparence, bienveillance et bisounours. Bref le panel est large.

Alors, lorsque vous définissez des valeurs, prenez le temps nécessaire pour que chaque mot soit :

  • Une définition commune et reconnue de TOUS. Et non celle d’une seule personne.
  • Des exemples concrets. Les fameuses équivalences concrètes.
  • Chacun se reconnaisse individuellement dans ce qui est proposé.

Les mots valises ne s’arrêtent pas uniquement à des valeurs. C’est un exemple.

On retrouve ces mots valises dans des réunions, des ateliers, des projets ; « on veut de la qualité », « il faut être alignés », « on a besoin de soutien », « il nous faut de l’entraide », …

Cassons les ambiguïtés et soyons les plus univoques possible. Passons du temps dessus pour éviter encore plus de dérives dans le futur.

L’expérience, le vécu de chacun, son cadre de référence, ses émotions … sont différents en fonction de chaque personne. Plus vous avez de personnes qui composent un groupe plus les définitions peuvent être différentes.

Il n’existe pas une seule norme des mots !

Et vous quels sont les mots valises préférés ?

Pour en savoir plus je vous invite à lire cet article sur Harvard Business Review : https://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2016/04/10730-y-a-t-il-encore-des-valeurs-dans-lentreprise/

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Pecha Kucha, une formidable formule pour enfin ne pas s’endormir dans une présentation.

“Chez nous on commence toujours par les mêmes premieres slides …”

Le Pecha Kucha est un format qui présente 20 diapositives d’une durée de 20 secondes chacune. C’est le moyen idéal pour garder votre public intéressé et engagé dans votre discours. Cela vous permet également de changer le ton de ce dernier, par exemple de sérieux à plus léger.

Les 20 diapositives originales sont affichées à un rythme de 20 secondes par diapositive avec des pauses de 10 secondes entre les deux.

Ce format de présentation est devenu de plus en plus populaire, en particulier pour les start-up et chez les entrepreneurs, car il est mémorable et a un impact sur le public car il ne s’éternise jamais, il n’utilise pas trop de mots ou de phrases compliqués. Les présentations Pecha Kucha sont comme des mini-conférences TED qui rend les choses concises et intéressantes pour les spectateurs !

Pour créer une excellente présentation Pecha Kucha, vous devez changer votre façon de voir les choses.

Néanmoins ce format n’est pas uniquement dédié aux start-up, bien au contraire. Que cela soit pour une simple réunion, un séminaire ou un lancement de quelque chose, ce format est l’idéal !

Pour terminer, voici une citation qui résume bien cette approche

Je vous écris une longue lettre parce que je n’ai pas le temps d’en écrire une courte

Blaise Pascal, Les Provinciales
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Les 6 chapeaux de Bono : bonifiez vos réflexions.

La recherche de solutions grâce aux 6 chapeaux de Bono

Dans son livre Six Thinking Hats, Edward de Bono explique comment les six chapeaux peuvent nous aider à identifier et à résoudre un problème.

Les six chapeaux constituent un outil pour la pensée créative. Ils nous aident à décomposer les problèmes en éléments gérables et à y voir plus clair. Nous pouvons les utiliser lors d’un atelier ou pour une réflexion personnelle.

Au cours d’un atelier, l’animateur demandera aux participants de mettre une « casquette de réflexion ». Il s’agit d’une métaphore pour parler d’un changement de perspective et de mentalité.

Les six chapeaux sont :

Le chapeau blanc – pour l’objectivité et la responsabilité

Le chapeau rouge – pour les sentiments et les émotions

Le chapeau noir – pour la critique

Le chapeau jaune – pour la créativité

Le chapeau vert – pour la croissance et le renouveau

Et le chapeau bleu – pour l’équilibre, la concentration et la tranquillité.

Au cours des dernières années, beaucoup ont fait l’expérience d’un atelier appelé « Six chapeaux de réflexion ». L’atelier est conçu pour enseigner comment penser de manière créative en utilisant six chapeaux différents. Les six chapeaux sont : blanc pour les faits, rouge pour les émotions, noir pour l’évaluation des risques, jaune pour la pensée logique, vert pour la créativité et bleu pour l’intuition.

Cette activité peut être utilisée dans diverses situations. Elle peut par exemple, être utilisée lors d’une séance de réflexion après la réalisation d’un projet ou bien encore lors de sessions de brainstorming ou même avant/après les réunions avec les clients pour discuter de l’avancement de leurs projets.

Sketchnote sur les 6 chapeaux de Bono.

La théorie des 6 chapeaux est une idée puissante qui a été introduite pour la première fois par le consultant en management américain Edward de Bono. L’idée implique que chaque chapeau représente un point de vue ou une façon de penser différent du problème.

La théorie des 6 chapeaux a été utilisée dans des ateliers pour amener les participants à travailler sur le même problème mais sous des vues différentes puis à les amener à se réunir pour résoudre ensemble ledit problème. Le but n’est pas seulement de résoudre des problèmes mais aussi de prendre le temps de la réflexion.

Les 6 chapeaux pour parcourir une variété de points de vue et prendre de meilleures décisions.

Il aidera également les participants à découvrir les six chapeaux de réflexion et à les utiliser dans diverses situations. Les participants travailleront en groupes, au sein desquels ils s’exerceront à utiliser les chapeaux, puis réfléchiront à ce qu’ils ont ressenti lors d’une activité de réflexion segmentée.

Cette technique est l’une des nombreuses façons d’améliorer et de développer la conscience de soi au travail. Cela permet aux individus de prendre du recul et de regarder leur travail sous un angle différent, ce que nous devrions tous faire plus souvent.

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InBox

Cartographiez vos processus pour mieux vous (re)connaitre et mieux vous améliorer.

Rendez visible ce qui est complexe.

Cartographier un processus n’implique pas uniquement de matérialiser ce dernier. Il nécessite 3 choses importantes : le rendre visible, explicite et reconnu de tous. L’in’box que nous avons créée le permet.

Il convient de réunir les acteurs de ce processus et de prendre le temps de le rendre visible non pas par la théorie mais par la pratique.

“Il suffit de suivre le processus” … une phrase qui revient trop régulièrement. Ce n’est pas parce qu’un processus existe, qu’il est LE bon et qu’il est reconnu comme tel par tous. Nous bâtirons collectivement votre processus actuel, nous n’améliorons que ce qui est connu. Partir du présent, permet par la suite de le faire vivre, évoluer …

Que vous souhaitiez créer un processus, l’améliorer ou encore qu’il soit visible ; créons ensemble votre in’box et rendons ensemble lisible ce qui est complexe. 

Comment :

  • en comprenant l’existant
  • en réunissant les bonnes personnes, les bonnes documentations
    et l’énergie
  • en vous donnant des trucs et astuces
  • en matérialisant physiquement le processus actuel
    (avec ses rôles, ses dépendances, ses contraintes, ses blocages, ses trous …)
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Comment mettre en place l’intelligence collective

L’intelligence collective est l’idée qu’un groupe de personnes est plus intelligent que n’importe quel membre seul dans son coin.

Il existe de nombreuses façons de mettre en place l’intelligence collective. Cela peut se faire en ligne ou hors ligne, via un réseau ad-hoc, dans un endroit centralisé ou en réunissant des groupes.

L’intelligence collective permet de résoudre des problèmes d’une manière radicalement différente tout en impliquant un grand nombre d’invividus.

L’intelligence collective est l’idée qu’exploiter les efforts et les pensées d’un groupe peut conduire à de meilleurs résultats qu’une personne travaillant seule de son côté.

L’intelligence collective peut être désignée comme une équipe homme-machine où la machine fournit des données et des ressources, et les humains fournissent des idées, de la créativité et de l’expertise.

Les communautés d’experts constitue un bon exemple d’intelligence collective. Ils réussissent parce qu’ils utilisent différents ensembles de compétences de diverses personnes de la communauté. Cela conduit à un panel plus large de solutions aux problèmes.

Quelles sont les étapes pour mettre en place l’intelligence collective ?

1) Clarifier les enjeux

2) Trouver les bonnes personnes

3) Co-construire le cadre de fonctionnement

4) Représentativité et diversité

5) Fertiliser et décloisonner

6) Explorer tous les possibles

7) Tester, expérimenter et mesurer

8) Obtenir des feedback et capitaliser

Voila notre définition de l’intelligence collective chez Insuffle.

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InBox

Créez votre état désiré et laissez vous émerveiller.

La Rolls des in’box ;
on nous la demande encore et encore. 

Etat désiré

Cette in’box est votre in’box préférée. Pourquoi ?

Tout d’abord parce que vous ne la trouverez nulle part ailleurs, c’est du 100% Insuffle ( une in’box  née de plusieurs expériences satisfaisantes avec les clients que nous avons accompagnés.)

Que cela soit pour vous organiser, imaginer le futur, construire une stratégie, définir les contours d’une nouvelle organisation, réussir une réunion, soutenir des changements, organiser un évènement, préparer un onboarding … cette in’box s’adapte à toutes vos attentes.

Sa force ? sa simplicité d’exécution et de création. 

Qu’est ce qu’un état désiré ?

L’état présent représente le point de départ, votre situation actuelle, votre réalité du moment.

L’état désiré représente le but à atteindre, une projection idéale et désirée vers un futur que nous aimerions atteindre. En plus du but, c’est comme si nous avions la possibilité de nous projeter dans le futur et que nous pouvions le photographier, le filmer … en capter toute l’essence.

Imaginez que nous embarquions ensemble dans une machine à remonter le temps. Si grâce à ce véhicule unique en son genre, vous pouviez percevoir les succès d’un futur qui vous est accessible, prendre en photo les éléments remarquables, indispensables, uniques … impliquants. Ces photos seraient votre but, votre état désiré. Pour vous. Pour votre équipe. Pour votre organisation.

Cette in’box est composée de 3 parties :

  • l’état présent : notre réalité, notre point de départ.
  • l’état désiré : NOUS dans un futur que nous désirons vraiment. L’art de se projeter. Qu’est ce que nous aimerions observer ensemble demain?
  • Relier : comment relier ces deux états, les pièges à éviter, définir les ressources utilisées, les risques, les moteurs …

Croyez-nous, aucun résultat de ces in’box n’était identique.

Cet outil vous aidera à voir les options d’action. Il peut également vous aider à transformer des solutions en de nombreux objectifs stratégiques actionnables.

Quelles sont les bénéfices de cette in’box ?

  • un moyen de se projeter dans le futur afin d’en découvrir des résultats concrets palpables “Imaginez que vous êtes au top, à quoi le voyez vous ? à quoi cela ressemble ? racontez-nous ce que vous voyez ? ce que les autres voient ?”
  • un atelier 100% participatif ; vous construisez à plusieurs un futur qui vous sera propre
  • un canevas 100% évolutif : dessinez votre état désiré et non celui des autres
  • une démarche impliquante découpée en 3 phases
  • des questions puissantes qui vous permettront de découvrir de nouveaux horizons.
  • un moyen de créer de formidables petits pas engageants.

Laissez- vous surprendre par cette in’box qui s’adaptera à toutes vos situations. Que vous souhaitiez définir la vision de votre équipe, dessiner les contours d’un nouveau projet, décrire une vision d’entreprise sur plusieurs années … laissez vous guider dans cette in’box “Etat désiré”.

Exemple d’illustration de cette in’box

Comment :

  • en facilitant cet atelier 100% Insuffle
  • en vous apprenant à l’animer et le faciliter dans vos équipes
  • en vous transmettant les supports
  • en vous partageant toutes les astuces

Les autres in’box

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L’innovation est la meilleure invention.

Différences entre invention et innovation

L’innovation est un processus de changement, tandis que l’invention est la conception de nouvelles idées.

L’innovation vise à changer et améliorer les choses. Elle est continue car elle comprend l’amélioration et la découverte de solutions aux problèmes. L’invention est l’idée ou le concept de quelque chose de nouveau; elle peut être ponctuelle ou non continue. L’invention peut faire partie de l’innovation, mais l’innovation n’est pas nécessairement une invention.

L’invention est l’acte de créer ou de concevoir quelque chose de nouveau. Cela peut être une idée, un processus ou un objet. Cela peut être aussi simple qu’un trombone, ou cela peut être aussi complexe et nuancé que la conception d’un moteur à réaction.

L’innovation est un processus tandis que l’invention est le résultat de ce processus. L’invention est un produit qui a été conçu et créé pour résoudre un problème ou répondre à une demande. Les inventions sont souvent des objets physiques, comme un avion, mais elles peuvent aussi être des idées abstraites comme le calcul.

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InBox

Hackathon : piratez votre organisation en seulement 2 jours.

Devenez des pirates organisationnels

Piratez votre chemin vers l’innovation

Vous avez un problème, vous avez des solutions. Vous vous demandez comment identifier et résoudre les problèmes dans votre organisation ? Nous sommes ici pour faciliter la vie!

Les hackathons sont un excellent moyen de trouver de nouvelles façons d’innover, d’apprendre et de trouver des solutions aux problèmes que vous n’aviez jamais pensé avoir. C’est pourquoi nous avons créé cette in’box unique – juste pour votre organisation. Notre équipe a conçu l’in’box Hackathon : hackez votre organisation en seulement 2 jours – étape par étape pour réussir l’innovation de votre entreprise.

Un hackathon est un type d’événement axé sur l’obtention de résultats. Les hackathons sont généralement organisés sous forme de compétitions et les participants travaillent généralement en équipe pour créer un projet.

Un hackathon peut se concentrer sur le développement de logiciels ou de matériel, la conception, la science des données ou toute autre activité créative où le prototypage rapide peut être utilisé. Les objectifs des hackathons varient considérablement et ils sont généralement organisés autour d’un thème ou d’un sujet particulier.

En effet, les hackathons sont organisés pour une durée déterminée et dans un but précis, ils créent un environnement dans lequel les équipes sont mises au défi de travailler en collaboration et de prototyper leurs idées, ce qui peut conduire à la création de solutions innovantes en un rien de temps.

Les étapes clés de cette in’box

  • Décrire clairement l’intention du Hackhaton ( Comment mieux nous organiser ? Comment gérer la création d’un nouveau projet/service/ …)
  • Définir le cadre et le planning
  • Décliner cette intention en éléments actionnables
  • Réunir les individus volontaires
  • Lancer la machine.

Un hackathon est un événement qui rassemble des personnes de différentes disciplines pour résoudre un problème. L’objectif n’est pas seulement de fournir le produit ou le service, mais aussi de s’engager avec des personnes qui ont des perspectives et des compétences différentes.

Découvrez comment cela se passerait dans votre organisation.

Comment :

  • en définissant des objectifs clairs et explicites
  • en créant un planning 100% personnalisé
  • en vous aidant à impliquer les individus
  • en créant un cadre sécurisé et sécurisant permettant l’innovation
  • en facilitant et en animant les 2 jours