Le CODIR tourne depuis des mois sur les mêmes sujets. Les réunions se tendent, deux directeurs ne communiquent plus que par mails en copie. Quelqu’un propose alors la solution qui semble évidente : un team building.
Une journée d’escalade, un rallye en Normandie, un atelier cuisine avec un chef. L’intention est saine. Le raisonnement repose pourtant sur une hypothèse rarement vérifiée : une équipe qui s’apprécie davantage décidera mieux.
La recherche nuance fortement cette idée. Le lien entre cohésion et performance existe, mais c’est surtout le travail réussi ensemble qui soude une équipe. Ce constat ne condamne pas le team building de comité de direction, il en change l’objet.
Cet article explique ce qu’une activité de cohésion peut apporter à un CODIR, et ce qu’elle ne fera jamais. Vous y trouverez une grille pour choisir le format selon l’état de votre équipe, un déroulé de journée type et les erreurs les plus fréquentes.
Votre comité de direction a besoin de plus qu’une journée conviviale ? Découvrez notre accompagnement en séminaire CODIR, conçu pour que l’équipe reparte avec des décisions.
Team building ou séminaire : ce que votre CODIR cherche vraiment
Approche courante
Le team building classique
Objet
Le lien entre les personnes
Format
Activité sportive, culturelle ou ludique, choisie pour plaire
Ce qui reste
Un bon souvenir partagé
Au retour
Les réunions reprennent comme avant
Ce que vise un CODIR
Le dispositif de cohésion de direction
Objet
La façon dont l’équipe débat, tranche et porte ses décisions
Format
Activité choisie pour ce qu’elle révèle, suivie d’un débrief et d’un temps de travail réel
Ce qui reste
Des règles du jeu, des rôles clarifiés, au moins une décision prise
Au retour
Des points de suivi programmés pour vérifier que les engagements tiennent
Le terme team building recouvre des réalités très différentes. Pour certains, c’est une activité de loisir offerte à l’équipe. Pour d’autres, c’est un travail structuré sur la manière dont le groupe fonctionne.
Les chercheurs eux-mêmes s’en agacent. Une revue de littérature publiée en 2018 dans l’Academy of Management Annals parle d’une étiquette fourre-tout, souvent mal employée. Ses auteurs regrettent que les interventions fondées sur des preuves soient confondues avec des activités « feel good ».
Pour un comité de direction, la distinction n’a rien d’académique. Un CODIR n’est ni une équipe projet ni un service. C’est le lieu des arbitrages qui engagent toute l’entreprise. Sa cohésion se mesure donc à une seule chose : sa capacité à décider ensemble, puis à porter ces décisions d’une même voix.
Avant de choisir une activité, posez la question autrement. Que manque-t-il à votre équipe de direction aujourd’hui ? De la confiance entre deux membres, une règle de décision claire, un cap partagé ? Selon la réponse, le team building sera un bon outil, un complément ou une fausse piste.
Si vous hésitez encore sur le diagnostic, les signaux faibles sont détaillés dans notre article sur les signes d’un CODIR qui manque de cohésion.

Cohésion et performance : ce que montre la recherche
Ce que mesurent les études
Ce qui fait la différence : travailler les objectifs et les rôles
0,37
Travailler les objectifs
Taille d’effet moyenne (r) quand le team building porte sur la fixation d’objectifs communs.
Klein et al., 2009, cité par Shuffler et al., 2018
0,35
Clarifier les rôles
Taille d’effet moyenne (r) quand l’intervention porte sur qui fait quoi dans l’équipe.
Klein et al., 2009, cité par Shuffler et al., 2018
0,36
Le sens de l’effet
Poids de la performance sur la cohésion dans l’analyse croisée des études, contre 0,08 pour l’effet inverse.
Mullen et Copper, 1995
Des moyennes issues de méta-analyses, à lire comme des tendances et non comme des résultats garantis pour une équipe donnée.
Le lien entre cohésion et performance compte parmi les sujets les plus étudiés en psychologie des groupes. Ses résultats bousculent l’intuition qui justifie la plupart des team buildings.
La réussite commune soude plus que la convivialité
Brian Mullen et Carolyn Copper ont compilé les études disponibles sur la question. Le lien entre cohésion et performance existe bien. Mais il passe d’abord par l’engagement envers la tâche commune. L’attirance entre les membres et la fierté d’appartenir au groupe n’y jouent pas de rôle propre.
Leur analyse va plus loin. L’effet le plus direct irait de la performance vers la cohésion, plutôt que l’inverse. Les auteurs restent prudents sur la causalité, la piste est pourtant nette : une équipe qui réussit quelque chose ensemble se soude.
Richard Hackman, professeur à Harvard, défendait la même idée. Interrogé par la Harvard Business Review en 2009, il expliquait que la satisfaction suit le travail bien fait. Dans ses études sur des orchestres, les formations un peu grincheuses jouaient même légèrement mieux que les plus heureuses.
Ce qui fonctionne dans un team building
Le team building n’est pas inutile pour autant. La méta-analyse de Klein, Salas et leurs collègues conclut à un effet positif modéré. Il se manifeste surtout sur le ressenti des membres et sur la façon dont ils travaillent ensemble.
Toutes les approches ne se valent pas. Celles qui travaillent les objectifs et la répartition des rôles affichent les effets les plus nets. Ce qui soude une équipe de direction, c’est de savoir où elle va et qui porte quoi.
Hackman rapporte un dernier constat, troublant pour un CODIR. Son équipe a étudié plus de 120 équipes dirigeantes dans le monde, et presque toutes jugeaient leurs frontières évidentes. Quand on demandait aux membres de décrire leur équipe, moins de 10 % s’accordaient pourtant sur sa composition. Avant de renforcer les liens, vérifiez donc que tout le monde parle de la même équipe.
Quand la cohésion devient un piège pour les décisions
Quatre profils de CODIR, quatre effets d’un team building
Lisez votre équipe sur deux axes : la qualité du lien entre les membres, et la place laissée au désaccord sur les dossiers.
↑ Lien entre les membres
Lien fort, peu de désaccord
Le club
On s’apprécie, on évite les sujets qui fâchent.
Team building : renforce le confort, et réduit encore le débat.
Lien fort, désaccord exprimé
L’équipe de décision
On se contredit sur le fond sans se blesser.
Team building : entretient un acquis, un moment convivial suffit.
Lien faible, peu de désaccord
La juxtaposition
Chacun gère son périmètre, le CODIR additionne des comptes rendus.
Team building : crée des liens, utile s’il ouvre un travail sur le cap.
Lien faible, désaccord vif
Le ring
Le débat sur les dossiers vire à l’affrontement personnel.
Team building : expose les tensions, à éviter sans facilitation.
Désaccord sur le fond →
Grille de lecture proposée dans cet article à partir des travaux d’Edmondson (1999) et de de Wit, Greer et Jehn (2012). Un repère pour ouvrir la discussion, pas un diagnostic.
Un CODIR très soudé n’est pas forcément un CODIR qui décide bien. C’est même l’un de ses risques les plus sous-estimés.
Amy Edmondson, chercheuse à Harvard, a étudié 51 équipes d’une entreprise industrielle. Elle distingue la cohésion de la sécurité psychologique, cette croyance partagée qu’on peut prendre des risques interpersonnels dans l’équipe. Elle note qu’une forte cohésion peut réduire la volonté de contredire ses collègues, le mécanisme de la pensée de groupe décrit par Irving Janis.
Dans un comité de direction, ce glissement se voit vite. Les réunions sont agréables, personne ne s’affronte, et les décisions difficiles glissent d’un mois sur l’autre. Le comité finit en chambre d’enregistrement, où l’on valide sans débattre.
Le bon conflit n’est pas celui qu’on croit
La méta-analyse de Frank de Wit, Lindred Greer et Karen Jehn porte sur 116 études et 8 880 groupes. Elle sépare deux formes de désaccord. Le conflit relationnel, celui qui touche aux personnes, nuit de façon stable aux résultats du groupe.
Le désaccord sur le fond, lui, n’est pas fortement lié à une baisse de performance. Son effet est plus favorable dans les équipes de direction que dans les autres équipes. Il l’est aussi quand on mesure la qualité des décisions plutôt que la performance globale.
La condition tient en une phrase : le débat sur les dossiers reste utile tant qu’il ne dérive pas en conflit de personnes. C’est exactement ce qu’un dispositif de cohésion doit protéger. Notre article sur la gestion des tensions en CODIR détaille comment y parvenir au quotidien.
Quel format de team building pour quel CODIR
Cinq situations de CODIR, cinq formats différents
| Situation du CODIR | Format adapté | Ce que l’activité doit révéler | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Équipe recomposée après plusieurs nominations | Activité coopérative, puis atelier sur les rôles | Comment chacun prend sa place | Ne pas laisser le dirigeant tout organiser seul |
| CODIR issu d’une fusion, deux cultures | Binômes mixtes, lieu neutre | Les réflexes propres à chaque culture | Ne jamais former les équipes par entité d’origine |
| Équipe soudée qui tranche peu | Exercice de décision sous contrainte, avec débrief | Qui tranche, qui suit, qui se tait | Un moment purement festif renforcerait le confort |
| Tension ouverte entre deux membres | Travail facilité d’abord, activité ensuite | Les sujets de fond derrière les personnes | Toute compétition ravive les rivalités |
| CODIR performant qui veut marquer une année | Moment convivial simple | Rien de particulier, c’est une reconnaissance | Inutile de le charger d’objectifs |
Grille indicative, à adapter à la taille du comité, à son histoire et à son calendrier.
Le bon format dépend moins du budget que de l’état réel de votre équipe de direction. Le même rallye peut rapprocher une équipe nouvelle et raviver une vieille rivalité dans une autre.
Trois critères pour trancher
- L’état des relations : un conflit ouvert ne se traite pas par une activité ludique, il se travaille d’abord avec un tiers.
- Ce que le CODIR doit décider dans les six prochains mois : l’activité prépare ce travail, elle ne le remplace pas.
- Le temps réellement disponible : une demi-journée d’activité sans débrief ne laisse qu’un souvenir.
Méfiez-vous des compétitions entre sous-groupes du comité. Elles plaisent parce qu’elles créent de l’énergie. Elles reproduisent pourtant souvent les camps qui existent déjà dans l’organisation.
Imaginez une régate où le directeur commercial et le directeur financier barrent chacun leur bateau. Le soir, l’ambiance est excellente. Le lundi suivant, l’arbitrage budgétaire qui les oppose se rejoue avec un vainqueur et un vaincu de plus.
Le lieu compte aussi, à condition de servir l’objectif plutôt que le prestige. Nous détaillons les critères de choix dans notre article sur le séminaire CODIR dans un lieu insolite.

Une journée de cohésion qui produit des décisions
Déroulé type, de la préparation aux points de suivi
2 à 3 semaines avant
Entretiens individuels
Produit : la question unique de la journée
Matin
Activité miroir
Produit : une expérience commune observable
Fin de matinée
Débrief facilité
Produit : deux ou trois règles du jeu
Après-midi
Un dossier réel
Produit : au moins une décision
Six semaines puis trois mois après
Points de suivi
Produit : engagements vérifiés ou ajustés
Repère indicatif sur une journée, à étirer sur deux jours si le dossier de l’après-midi est lourd.
Une journée de team building peut servir le travail de direction. Elle doit pour cela être conçue comme une seule séquence, et non comme une récréation suivie d’une réunion. Voici comment chaque temps s’articule.
Avant : poser la question qui compte
Tout commence par des entretiens individuels avec chaque membre du CODIR. Ils font remonter ce qui ne se dit pas en réunion. Ils permettent de formuler une question unique pour la journée, par exemple : « Comment décidons-nous quand nous ne sommes pas d’accord ? »
Pendant : l’activité comme miroir
L’activité du matin n’est pas choisie pour son originalité, mais pour ce qu’elle met en lumière. Une construction collective sous contrainte de temps révèle très vite qui décide, qui exécute et qui décroche.
Le débrief est le moment décisif. Sans lui, l’activité reste un divertissement. Avec lui, l’équipe nomme ce qu’elle vient de vivre et le relie à ses réunions. Un facilitateur extérieur aide alors à dire ce que personne n’ose formuler devant le dirigeant.
L’après-midi, le CODIR applique ses nouvelles règles à un vrai dossier en attente : un arbitrage budgétaire, une priorisation de projets, une question d’organisation. C’est la logique de notre séminaire de CODIR : entretiens confidentiels en amont, décisions concrètes en sortie, suivi programmé à J+45 et J+90.
Après : faire tenir les engagements
Les engagements de la journée doivent survivre au retour au bureau. Les points de suivi vérifient qu’ils sont appliqués, et les ajustent s’il le faut. C’est souvent là que tout se joue, comme nous le montrons dans notre article sur les décisions de CODIR qui ne tiennent pas.

Les erreurs qui transforment le team building en parenthèse
Cinq erreurs et ce qu’elles coûtent
Choisir l’activité avant l’objectif
La journée plaît, mais personne ne sait dire ensuite ce qu’elle devait changer.
Supprimer le débrief faute de temps
Ce que l’activité a révélé reste sous-entendu et ne rejoint jamais les réunions.
Confier l’organisation à un membre impliqué dans les tensions
Le choix du format devient lui-même un sujet de rivalité.
Élargir au CODIR étendu quand le sujet concerne le noyau
Les vraies questions ne sont pas posées devant un public plus large.
Programmer la journée en pleine crise sociale
Le signal envoyé aux équipes efface tout le bénéfice attendu.
Ces erreurs ont un point commun. Elles traitent la cohésion comme un état à produire en une journée, alors qu’elle est surtout l’effet d’un travail mené ensemble.
Trois réflexes avant de réserver
- Écrivez en une phrase ce que le CODIR doit avoir décidé ou clarifié en repartant.
- Testez l’activité pressentie avec une seule question : que va-t-elle révéler de notre façon de décider ?
- Bloquez dès maintenant les dates des points de suivi, vers six semaines puis trois mois, dans l’agenda de chaque membre.
Pensez aussi au regard des équipes. En France, seuls 8 % des salariés se disent engagés dans leur travail, selon le rapport Gallup 2026. Un comité de direction qui s’offre deux jours de loisirs pendant une période difficile sera observé de près.
La même journée, présentée comme un temps de travail sur la façon de décider, sera lue autrement. Annoncez-la pour ce qu’elle est, et partagez ensuite ce qui en est sorti.
Questions fréquentes sur le team building pour un CODIR
Un team building peut-il réparer un CODIR en conflit ?
Rarement, et il peut même aggraver la situation. Quand deux membres s’opposent ouvertement, une activité ludique contourne le problème ou le met en scène devant les autres. Le conflit relationnel se travaille d’abord, avec un tiers neutre et des entretiens individuels. Une activité de cohésion peut ensuite consolider ce qui a été reconstruit. Dans l’ordre inverse, elle sert surtout à faire semblant que tout va bien.
Faut-il inviter le CODIR élargi ou seulement le noyau ?
Tout dépend de ce que la journée doit produire. Si le sujet concerne la façon dont le comité décide, le noyau suffit, et un public plus large freine la parole. Si l’enjeu est de faire porter un cap par les cadres, l’élargissement a du sens. Dans ce cas, mieux vaut un premier temps entre membres du CODIR, puis un second temps ouvert, plutôt qu’une seule journée qui mélange les deux.
Combien de temps consacrer à un team building de direction ?
Une journée permet d’enchaîner activité, débrief et travail sur un dossier réel, à condition de partir tôt d’un lieu proche. Deux jours deviennent utiles quand le dossier à traiter est lourd, ou quand l’équipe a besoin de temps informel. Une demi-journée convient à un moment convivial sans objectif de travail. La durée se décide avec l’objectif, jamais avec le catalogue d’activités disponibles.
Le dirigeant doit-il participer à l’activité ?
Oui, et au même titre que les autres. Un dirigeant qui observe depuis le bord transforme l’activité en évaluation de son équipe. Sa participation montre aussi comment il réagit sous contrainte, ce qui nourrit le débrief. Il doit en revanche accepter de ne pas animer la journée. C’est l’un des intérêts d’un facilitateur extérieur : libérer le dirigeant de ce rôle pour qu’il soit pleinement membre du groupe.
Combien coûte un team building pour un CODIR ?
Le coût dépend surtout de la durée, du lieu, de l’hébergement et du temps de préparation. Une activité clés en main et un dispositif avec entretiens préalables, facilitation et suivi ne relèvent pas du même budget. Le bon critère reste ce que la journée doit produire. Pour construire votre enveloppe poste par poste, consultez notre article sur le budget d’un séminaire CODIR.
Quand un team building classique est-il le bon choix ?
Quand le CODIR fonctionne bien et veut simplement marquer une étape. Une année réussie, l’arrivée d’un nouveau membre bien intégré, la fin d’un projet difficile. Dans ces cas, un moment convivial bien choisi suffit, sans débrief ni facilitateur. Le charger d’objectifs de travail lui ferait perdre sa valeur de reconnaissance. Garder ces temps légers est aussi une façon de respecter l’équipe.
La cohésion d’un CODIR se fabrique en décidant ensemble
Avant de réserver une activité
L’objectif d’abord, le débrief ensuite, l’activité en dernier.
Votre projet de journée sert-il ce que votre CODIR doit décider ? Un premier échange de 30 minutes permet de le vérifier, avant de signer un devis.
Échanger avec Yoan LureaultUn team building réussi pour un comité de direction ne se juge pas à l’ambiance du dîner. Il se juge à ce qui change dans les réunions suivantes : des désaccords qui s’expriment, des rôles plus clairs, des décisions qui tiennent.
Si votre équipe de direction va bien, offrez-lui un vrai moment de détente, sans arrière-pensée. Si elle peine à décider, la convivialité ne suffira pas. Il faut alors un temps de travail conçu pour cela, où l’activité sert de point de départ.
Vous souhaitez embarquer au-delà du comité, cadres et managers compris ? La même logique vaut pour un séminaire d’entreprise : partir de ce que le groupe doit produire, puis choisir les formats qui l’y aident.
Sources
- Mullen B., Copper C., The Relation Between Group Cohesiveness and Performance: An Integration, U.S. Army Research Institute, Research Note 95-31, 1995.
- Klein C., DiazGranados D., Salas E. et al., Does Team Building Work?, Small Group Research, vol. 40, n° 2, 2009.
- Shuffler M. L., DiazGranados D., Maynard M. T., Salas E., Developing, Sustaining, and Maximizing Team Effectiveness: An Integrative, Dynamic Perspective of Team Development Interventions, Academy of Management Annals, vol. 12, n° 2, 2018.
- Coutu D., Why Teams Don’t Work, entretien avec J. Richard Hackman, Harvard Business Review, mai 2009.
- Edmondson A., Psychological Safety and Learning Behavior in Work Teams, Administrative Science Quarterly, 1999.
- de Wit F. R. C., Greer L. L., Jehn K. A., The Paradox of Intragroup Conflict: A Meta-Analysis, Journal of Applied Psychology, vol. 97, n° 2, 2012.
- Gallup, State of the Global Workplace 2026, données France, 2026.