Un directeur financier irréprochable sur le papier rejoint votre comité de direction. Six mois plus tard, ses chiffres sont justes et ses dossiers solides. Pourtant, les réunions sont devenues plus lentes. Il défend son périmètre, conteste en aparté ce qu’il a validé en séance, et deux membres historiques ne prennent plus la parole. Rien de cela n’apparaissait dans le dossier de candidature.
Ce scénario revient souvent, parce que l’on recrute un membre du CODIR comme on recrute un expert. On vérifie le métier, l’expérience, le secteur. On évalue beaucoup moins ce que la personne fera au collectif : sa façon de contredire, de trancher, de porter une décision qu’elle n’a pas soutenue.
Cet article s’adresse au dirigeant qui s’apprête à ouvrir un siège à sa table. Il détaille six critères qui se jouent au-delà des compétences et la manière de les évaluer avant de signer. Il pointe aussi les erreurs qui coûtent le plus cher une fois la personne en poste.
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Pourquoi les compétences ne suffisent pas en CODIR
Un candidat, deux lectures
Ce que montre le dossier, ce que révèle la séance
Visible avant la signature
- Les résultats chiffrés de son ancien périmètre
- La maîtrise technique de son métier
- La connaissance du secteur et des clients
- La taille des équipes déjà dirigées
Visible en séance seulement
- Ce qu’il cède quand l’entreprise l’exige
- Sa façon de contredire le dirigeant
- Ce qu’il dit d’une décision perdue
- Ce qu’il apporte que la table n’a pas
Le CV, l’entretien libre et la référence de l’ancien supérieur éclairent surtout la colonne de gauche. La colonne de droite demande d’autres outils, détaillés plus bas.
Un membre du CODIR occupe deux postes à la fois. Il dirige un périmètre : la finance, les opérations, le commercial. Et il codirige l’entreprise avec ses pairs. La compétence métier garantit le premier poste. Elle ne dit presque rien du second.
Or c’est le second qui fait la qualité des décisions. Un comité de direction ne crée pas de valeur par l’addition d’expertises. Il en crée quand ces expertises se confrontent, s’arbitrent et aboutissent à des choix tenus par tous.
Patrick Lencioni décrit cinq dysfonctionnements qui minent une équipe dirigeante. Le dernier, l’inattention aux résultats, naît de la poursuite d’objectifs individuels et de statut personnel au détriment de la réussite commune, selon The Table Group. Un recrutement centré sur l’expertise sélectionne souvent ce profil sans le vouloir. Le candidat le plus brillant dans son domaine est aussi celui qui a le plus à défendre.
Claudio Fernández-Aráoz fait le même constat côté recrutement. Dans la Harvard Business Review (21st-Century Talent Spotting, 2014), il estime que le modèle fondé sur les compétences ne suffit plus. Les métiers changent trop vite pour prévoir les capacités utiles, même à quelques années. Il cite un PDG qui dépassait tous les seuils de compétence fixés, puis a été remercié après trois années de résultats médiocres, faute d’avoir su s’adapter.
Ce que vous recrutez réellement. Vous ne recrutez pas seulement un responsable de fonction. Vous modifiez l’équilibre d’un groupe restreint qui décide pour toute l’entreprise. Chaque arrivée redistribue la parole, les alliances et les silences autour de la table.
Les six critères qui comptent au-delà du CV
Le coût de chaque critère manquant
Six critères, et ce que le comité perd sans eux
1
Penser entreprise avant périmètre
Sans ce critèreChaque arbitrage devient une négociation entre directions.
2
Contredire en séance
Sans ce critèreLes vrais débats se tiennent hors de la salle.
3
Porter une décision non soutenue
Sans ce critèreLes équipes reçoivent deux messages contradictoires.
4
Combler un manque du collectif
Sans ce critèreLe comité garde ses angles morts, avec une voix de plus.
5
Apprendre vite, y compris de ses pairs
Sans ce critèreL’expertise d’hier sert de réponse aux problèmes de demain.
6
Être un exemple pour sa direction
Sans ce critèreSa direction copie ce qu’elle voit, pas ce qu’il dit.
Ces critères ne remplacent pas l’exigence de compétence. Ils s’ajoutent à elle, et ils départagent les candidats que le métier ne départage plus. Le tableau de la section suivante indique comment évaluer chacun d’eux.
1. Penser entreprise avant périmètre
Le premier critère est la capacité à quitter sa casquette métier en séance. Un membre du CODIR doit pouvoir arbitrer contre son propre budget quand l’intérêt de l’entreprise l’exige.
Situation typique : un directeur commercial accepte de reporter deux recrutements dans son équipe pour financer un chantier industriel jugé prioritaire. Il le fait sans le vivre comme une défaite personnelle. Un autre profil aurait obtenu gain de cause par l’usure, en rouvrant le sujet à chaque réunion.
2. Contredire en séance, pas dans le couloir
Un comité qui ne se contredit jamais ne décide pas, il valide. C’est le chemin classique vers un CODIR devenu chambre d’enregistrement, où tout se joue avant ou après la réunion.
Amy Edmondson a défini la sécurité psychologique comme une croyance partagée : l’équipe est un lieu où l’on peut prendre des risques interpersonnels sans crainte (Administrative Science Quarterly, 1999). Un nouveau membre peut renforcer cette croyance ou l’abîmer. Celui qui contredit sur le fond, en séance, avec des arguments, la renforce. Celui qui se tait en réunion puis reprend le débat seul avec le dirigeant l’abîme pour tout le monde.
3. Porter une décision qu’on n’a pas soutenue
C’est le critère le plus sous-estimé. Une fois la décision prise, chaque membre la porte devant ses équipes comme si elle était la sienne. Lencioni range dans le manque d’engagement l’incapacité à prendre des décisions auxquelles on se tient.
Exemple fréquent : une directrice des opérations annonce une réorganisation en précisant à ses managers qu’elle n’était pas d’accord. Le message paraît honnête. En réalité, il dissout l’autorité du comité et ouvre la porte aux décisions de CODIR qui ne tiennent pas sur le terrain.
4. Combler un manque du collectif plutôt que dupliquer un profil
Les recherches de Meredith Belbin ont identifié neuf rôles d’équipe, définis comme des ensembles de comportements et non comme des types de personnalité. Une équipe n’a pas besoin des neuf en permanence, et chacun en maîtrise deux ou trois, selon Belbin.
La question utile vient donc avant la fiche de poste : qu’est-ce qui manque aujourd’hui à notre table ? Un comité rempli de profils moteurs, qui tranchent vite, manque souvent de quelqu’un qui vérifie et ose freiner. Un comité très analytique manque parfois d’un membre qui ramène l’extérieur, les clients, le marché.
Le piège inverse est connu. Le dirigeant recrute quelqu’un qui lui ressemble, parce que l’entretien a été fluide. La fluidité de l’entretien annonce surtout un angle mort partagé.
5. Apprendre vite, y compris de ses pairs
Fernández-Aráoz propose cinq indicateurs de potentiel : une motivation tournée vers le collectif, la curiosité, le discernement, l’engagement et la persévérance. En CODIR, le premier pèse plus que les autres. Il désigne la capacité à placer l’intérêt du groupe avant ses besoins personnels, ce que l’auteur associe à l’humilité.
Concrètement, un bon candidat sait dire ce qu’il a appris d’un pair qui le contredisait. Il cite des erreurs qui l’ont fait changer de méthode, pas seulement des réussites.
6. Être un exemple pour sa propre direction
Selon Gallup (Managers Account for 70% of Variance in Employee Engagement, 2015), les managers expliquent au moins 70 % de la variation des scores d’engagement entre unités. Un membre du CODIR est un manager de managers. Sa façon de parler du comité, de relayer les décisions et de traiter les désaccords descend dans toute sa direction.
Le contexte rend ce critère plus lourd. Selon le rapport State of the Global Workplace 2026 de Gallup, seuls 20 % des salariés étaient engagés dans le monde en 2025. Recruter au CODIR, c’est aussi choisir le climat de plusieurs équipes.
Comment évaluer ces critères avant de signer
Le parcours d’évaluation
Cinq étapes, chacune chargée de critères précis
Étape 1
Grille écrite avec deux ou trois pairs
- 1 à 6
Étape 2
Entretien structuré avec le dirigeant
- 1
- 3
- 6
Étape 3
Rencontres avec les futurs pairs
- 2
- 4
- 5
Étape 4
Mise en situation sur un dilemme passé
- 1
- 2
- 5
Étape 5
Références auprès d’anciens pairs
- 3
- 4
- 6
Chaque critère est observé au moins deux fois, par deux personnes différentes et dans deux situations distinctes. Un seul regard sur un critère reste une impression.
La recherche sur la sélection offre un repère solide. Sackett et ses coauteurs (Journal of Applied Psychology, 2022) placent l’entretien structuré en tête des prédicteurs de la performance, avec une validité moyenne de 0,42. Les tests d’aptitude cognitive se situent à 0,31, selon la synthèse publiée par HumRRO.
Structuré signifie : les mêmes questions pour tous les candidats, une grille de notation définie avant les entretiens, des évaluateurs qui notent séparément. Un entretien de CODIR mené à l’intuition, autour d’un déjeuner, en est l’exact opposé.
| Critère | Question d’entretien | Signal d’alerte |
|---|---|---|
| Penser entreprise | Racontez une décision où vous avez cédé des ressources à un autre service. | Aucun exemple, ou un exemple vécu comme une injustice. |
| Contredire en séance | Quand avez-vous contredit votre dirigeant devant vos pairs, et comment ? | Le désaccord passe toujours par un échange en tête-à-tête. |
| Porter la décision | Comment avez-vous annoncé une décision que vous aviez combattue ? | Il a signalé son désaccord à ses équipes. |
| Combler un manque | Quel rôle teniez-vous dans votre précédent comité, que les autres ne tenaient pas ? | Il décrit le rôle déjà le plus représenté à votre table. |
| Apprendre | Qu’avez-vous changé dans votre manière de faire grâce à un pair ? | Uniquement des réussites, aucune remise en cause. |
| Exemplarité | Comment vos managers parleraient-ils de votre comité de direction ? | Il oppose « la direction » et « mon équipe ». |
Construire la grille avant de rencontrer le premier candidat
Écrivez la grille avec deux ou trois membres du comité, pas seul. Définissez ce qu’est une bonne réponse pour chaque critère, avant d’avoir un visage en tête. Sinon, la grille se construit autour du candidat qui vous a plu.
Confier un critère précis à chaque évaluateur
Faire rencontrer les futurs pairs est utile, à une condition : chacun évalue un ou deux critères définis. Le directeur financier creuse la capacité à arbitrer, la DRH l’exemplarité managériale. Chaque évaluateur rédige ses notes avant toute discussion collective, pour que la première opinion exprimée n’emporte pas les autres.
Observer une situation proche d’une vraie séance
Soumettez au candidat un dilemme réel et passé de votre comité, rendu anonyme et non confidentiel. Par exemple, deux projets pour une seule enveloppe d’investissement. Observez moins sa réponse que son chemin : pose-t-il des questions, envisage-t-il les autres directions, accepte-t-il de changer d’avis face à un argument ?
Interroger les anciens pairs, pas seulement l’ancien supérieur
Une référence classique décrit la relation avec un supérieur. Le critère qui vous intéresse se voit chez les pairs. Demandez-leur comment le candidat réagissait quand une décision de comité allait contre son périmètre.
Les erreurs qui coûtent le plus cher
Avant de publier l’offre
Cinq questions à trancher en comité
1
Qu’est-ce qui manque aujourd’hui à notre table ?
Si la réponse reste floueOn reconduit le profil du partant.
2
Le comité sait-il pourquoi ce poste est ouvert ?
Si la réponse reste floueChacun invente sa version, rarement la plus juste.
3
Ce recrutement doit-il régler une tension existante ?
Si la réponse reste floueLa tension arrive avec le nouveau membre.
4
Qui évalue quel critère ?
Si la réponse reste floueTout le monde donne un avis global, personne ne vérifie rien.
5
Qu’est-ce qui nous ferait refuser un excellent CV ?
Si la réponse reste floueLe meilleur CV l’emporte par défaut.
Certaines erreurs reviennent dans presque tous les recrutements de dirigeants. Elles n’ont rien à voir avec la qualité des candidats.
- Remplacer le partant à l’identique. La fiche de poste reprend l’ancienne, alors que le comité a changé et que le besoin collectif aussi.
- Déléguer entièrement la définition du profil. Un cabinet de recrutement apporte le sourcing et une méthode. La lecture de ce qui manque à votre table reste votre travail.
- Confondre aisance en entretien et capacité à débattre. Un candidat brillant à l’oral peut éviter tout désaccord en séance.
- Taire au comité les raisons du recrutement. Les membres en place construisent alors leur propre explication, rarement la bonne.
Le piège du recrutement arbitre. Recruter quelqu’un pour faire contrepoids à un membre difficile ne règle pas une tension. Cela la déplace et l’installe. Ces conflits de CODIR que personne n’ose nommer se traitent avant l’arrivée, pas par elle.
Préparer le comité avant l’arrivée
Après la signature
Trois moments qui confirment, ou non, votre choix
Le premier désaccord
Argumente-t-il en séance, devant ses pairs, ou revient-il vous voir seul après la réunion ?
Le premier arbitrage
Cède-t-il une ressource quand l’entreprise l’exige, ou rouvre-t-il le sujet à la réunion suivante ?
La première décision perdue
Ses managers entendent-ils la décision du comité, ou son propre avis sur elle ?
Ces moments arrivent à des rythmes différents selon l’entreprise. Notez-les quand ils se produisent, plutôt que de juger sur une impression générale.
Le recrutement ne s’arrête pas à la signature. Les critères évalués en entretien ne se confirment qu’en situation, et le comité doit lui laisser une vraie place. Les premiers mois font l’objet d’un article dédié : intégrer un nouveau membre au CODIR sans casser l’équilibre.
Deux décisions se prennent toutefois avant le premier jour. La première : clarifier ce que le comité attend du nouveau membre au-delà de sa fonction. La seconde : prévoir un premier moment de travail collectif sur un sujet réel, et pas seulement des rendez-vous individuels.
Conseil de facilitateur. Quand l’arrivée coïncide avec un changement de cap, un séminaire CODIR peut servir de première vraie séance commune. Le nouveau membre y découvre comment le comité décide, et le comité découvre comment il contredit.
Questions fréquentes sur le recrutement d’un membre du CODIR
Faut-il impliquer les membres actuels du CODIR dans le recrutement ?
Oui, avec un cadre. Les futurs pairs voient des choses que le dirigeant ne voit pas, surtout sur la capacité à débattre. Donnez-leur des critères précis et une grille commune, plutôt qu’un avis global. Évitez aussi le droit de veto informel : la décision finale reste celle du dirigeant, qui doit pouvoir l’expliquer à chacun. Un comité impliqué accueille ensuite plus facilement la personne choisie.
Combien d’entretiens prévoir pour un poste au CODIR ?
Il n’existe pas de nombre idéal, cela dépend du poste et de l’entreprise. Ce qui compte est la couverture des critères. Prévoyez au minimum un entretien structuré avec le dirigeant, des rencontres avec quelques pairs sur des critères assignés, et une mise en situation proche d’une vraie séance. Ajoutez des références auprès d’anciens pairs. Multiplier les entretiens non structurés ajoute de l’impression, pas de l’information.
Un cabinet de recrutement suffit-il pour évaluer ces critères ?
Un cabinet spécialisé est souvent le bon choix pour trouver et présélectionner les candidats. Insuffle n’est pas un cabinet de recrutement et ne remplace pas ce travail. En revanche, aucun cabinet ne connaît mieux que vous les angles morts de votre comité. La définition du besoin collectif et l’évaluation de l’adéquation au groupe restent de votre ressort, avec vos pairs.
Faut-il privilégier une promotion interne ou un recrutement externe ?
Un candidat interne connaît la culture et les personnes, mais il arrive avec son histoire et ses alliances. Un candidat externe apporte un regard neuf, mais il doit tout apprendre du fonctionnement du comité. Les six critères s’appliquent aux deux. Pour un candidat interne, vérifiez surtout sa capacité à quitter son ancien rôle et à arbitrer contre son ancienne équipe.
Que faire si le nouveau membre ne trouve pas sa place ?
Commencez par distinguer le problème individuel du problème collectif. Un comité aux règles implicites floues met n’importe quel arrivant en difficulté. Clarifiez d’abord les règles de décision et les attentes, puis faites un point franc avec la personne. Un accompagnement du CODIR peut aider à rendre visibles des dynamiques que le dirigeant, partie prenante, voit mal.
Recruter pour un CODIR ou pour un COMEX, est-ce pareil ?
Les critères collectifs restent les mêmes, leur poids change. Un COMEX travaille davantage sur la stratégie de long terme et la gouvernance, un CODIR davantage sur le pilotage opérationnel. La capacité à penser entreprise avant périmètre y devient encore plus centrale. Pour situer les deux instances, consultez notre analyse de la différence entre CODIR et COMEX.
Un siège au CODIR se pourvoit pour le collectif
6
critères à écrire avant le premier entretien
Votre grille de départ
- Penser entreprise
- Contredire en séance
- Porter la décision
- Combler un manque
- Apprendre de ses pairs
- Exemplarité
Le poids de chacun dépend de votre comité et de ce qui lui manque aujourd’hui.
Préparer ce recrutement avec Yoan LureaultRecruter un membre du comité de direction, c’est choisir une compétence et recomposer une équipe en même temps. Le CV répond à la première question. La grille, la mise en situation et la voix des pairs répondent à la seconde.
Le bon candidat n’est pas forcément le plus brillant dans son métier. C’est celui qui fera mieux décider la table entière, y compris contre son propre intérêt.
Sources
- Claudio Fernández-Aráoz, « 21st-Century Talent Spotting », Harvard Business Review, juin 2014. https://hbr.org/2014/06/21st-century-talent-spotting
- The Table Group, « The Five Dysfunctions of a Team », d’après Patrick Lencioni. https://www.tablegroup.com/topics-and-resources/teamwork-5-dysfunctions/
- Amy Edmondson, « Psychological Safety and Learning Behavior in Work Teams », Administrative Science Quarterly, vol. 44, n° 2, 1999. https://dash.harvard.edu/entities/publication/13a7b031-0fdd-45ec-a7e0-2b80e2bc679f
- Belbin, « Belbin Team Roles ». https://www.belbin.com/about/belbin-team-roles
- Paul R. Sackett, Charlene Zhang, Christopher Berry, Filip Lievens, « Revisiting Meta-Analytic Estimates of Validity in Personnel Selection », Journal of Applied Psychology, 2022. https://doi.org/10.1037/apl0000994
- HumRRO, « Is Cognitive Ability the Best Predictor of Job Performance? New Research Says It’s Time to Think Again », septembre 2022. https://www.humrro.org/blog/is-cognitive-ability-the-best-predictor-of-job-performance-new-research-says-its-time-to-think-again/
- Randall Beck et Jim Harter, « Managers Account for 70% of Variance in Employee Engagement », Gallup, avril 2015. https://news.gallup.com/businessjournal/182792/managers-account-variance-employee-engagement.aspx
- Gallup, « State of the Global Workplace 2026 ». https://www.gallup.com/workplace/349484/state-of-the-global-workplace.aspx