Leadership en crise : 4 erreurs qui coûtent cher

Yoan Lureault
Publié le 25 mai 2026 · Mis à jour le 8 octobre 2026
Séminaire CODIR Tout le monde est d'accord. Et rien ne bouge.

Deux jours pour que les vrais sujets sortent enfin, et que chacun reparte avec sa part du cap.

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Un client important part. Un associé s’arrête pour raisons de santé. La trésorerie se tend la même semaine. Dans ces moments-là, le dirigeant de PME ou d’ETI n’a plus le luxe du recul. Il doit décider vite, rassurer, tenir le cap, et souvent seul.

C’est précisément là que surgissent des erreurs de leadership en crise que personne ne commettrait à froid. Elles ne viennent pas d’un manque de compétence. Elles viennent d’un réflexe de protection, décrit par la recherche en management, qui pousse à se fermer au moment où il faudrait ouvrir.

Cet article décrit quatre erreurs classiques d’une équipe de direction en crise. Pour chacune, vous trouverez le mécanisme, les signaux qui la trahissent et ce que le CODIR peut changer dès cette semaine. Le but n’est pas de juger. C’est de vous donner une grille de lecture pour corriger la trajectoire tant qu’il en est temps.

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Pourquoi la crise piège les dirigeants

Mécanisme

Le réflexe de rigidité face à la menace

1

Menace perçue

En CODIRL’urgence devient le seul sujet.

2

Information restreinte

En CODIROn consulte moins, les signaux faibles ne remontent plus.

3

Contrôle concentré

En CODIRLe dirigeant reprend toutes les décisions.

4

Réponses habituelles

En CODIROn rejoue les recettes connues face à une situation nouvelle.

Lecture simplifiée de l’effet décrit par Staw, Sandelands et Dutton (Administrative Science Quarterly, 1981). La ligne « En CODIR » illustre des situations typiques, pas des cas documentés.

En 1981, les chercheurs Staw, Sandelands et Dutton ont décrit un effet de rigidité face à la menace. Quand une organisation se sent menacée, elle tend à restreindre l’information qu’elle traite et à concentrer le contrôle. Elle se replie alors sur ses réponses habituelles, même quand la situation est inédite.

Ce réflexe a une logique. Il donne une impression de maîtrise. Mais il produit l’inverse de ce qu’exige une crise : moins de signaux remontent, moins de personnes réfléchissent, et les décisions reposent sur une image déjà dépassée de la situation.

Les quatre erreurs qui suivent sont toutes des variantes de ce repli. Les connaître ne suffit pas à les éviter. Mais un CODIR qui les nomme ensemble se donne une chance de les repérer pendant qu’elles se produisent.

S’ajoute une seconde difficulté : en crise, on cherche à prévoir alors que la situation ne s’y prête plus. Nous l’avons développé dans notre article sur l’art de piloter une entreprise dans l’incertitude.

Erreur 1 : vouloir avoir toutes les réponses

Le réflexe

Le dirigeant qui tranche seul

  • Réduit le cercle de décision à lui-même ou à un proche.
  • Attend des certitudes avant de bouger, puis décide d’un bloc.
  • Entend surtout les nouvelles qui confirment son plan.
  • Consulte l’équipe une fois la décision prise.

La posture qui tient

Le dirigeant qui organise la décision

  • Fixe le cap et deux ou trois priorités claires.
  • Confie des sujets précis à des équipes autonomes.
  • Demande ce que le terrain voit, avant de décider.
  • Décide sans attendre le tableau complet, puis ajuste.

Colonne de droite construite à partir des recommandations de D’Auria et De Smet (McKinsey, 2020) sur le leadership en crise.

En crise, beaucoup de dirigeants pensent que leur rôle est d’avoir la solution. Ils se ferment, réduisent le cercle et tranchent seuls. Ils croient protéger l’équipe en lui épargnant le doute.

Le problème est que l’information utile se trouve rarement en haut. Elle est chez le commercial qui entend les clients, chez l’acheteur qui voit un fournisseur vaciller, chez le chef d’atelier qui sent la tension monter. Un dirigeant qui décide seul décide avec une partie seulement des données.

Dans une analyse publiée par McKinsey en 2020, Gemma D’Auria et Aaron De Smet déconseillent de s’en remettre à la seule hiérarchie. Le dirigeant fixe des priorités claires, puis s’appuie sur un réseau d’équipes auxquelles il laisse de l’autonomie. Les auteurs insistent aussi sur la sécurité psychologique, qui permet de signaler un problème sans crainte.

Ce concept vient des travaux d’Amy Edmondson, publiés en 1999. Elle définit la sécurité psychologique comme la croyance partagée qu’une équipe est un lieu sûr pour prendre des risques interpersonnels. Poser une question, signaler une erreur, contredire. Sans elle, les mauvaises nouvelles arrivent tard, ou n’arrivent pas.

Prenons une configuration typique. Un comité de direction de sept personnes apprend la perte d’un contrat majeur. Le dirigeant annonce un plan d’économies le lendemain, sans consulter. Deux directeurs savaient pourtant qu’un autre client hésitait. Ils se taisent, parce que la décision semble déjà prise.

Le piège inverse existe aussi : un CODIR qui pense d’une seule voix parce qu’il veut aller vite. Ce mécanisme porte un nom, la pensée de groupe en entreprise, et il guette toute équipe sous pression.

Conseil applicable : avant toute décision lourde, posez la même question à chaque membre du CODIR. « Qu’est-ce que vous voyez que je ne vois pas ? » Écoutez sans répondre. Décidez ensuite.

Photo en noir et blanc de participants répartis en petits groupes autour de tables de travail dans une salle de séminaire

Erreur 2 : se taire ou saturer, mais ne jamais informer

Modèle de point d’information

Le point de crise en trois blocs

Ce que nous savons

Des faits datés, sans adjectif ni interprétation.

Exemple de formulationDepuis lundi, notre principal client a suspendu ses commandes.

Ce que nous ne savons pas encore

Les zones de flou, et quand vous espérez les lever.

Exemple de formulationNous ignorons combien de temps cela durera. Nous en saurons plus vendredi.

Ce que nous faisons

Les décisions prises, qui les porte, la date du prochain point.

Exemple de formulationDeux équipes travaillent sur des pistes de remplacement. Prochain point jeudi.

Structure inspirée de D’Auria et De Smet (McKinsey, 2020) : dire ce que l’on sait, ce que l’on ignore et ce que l’on fait.

Face à la crise, deux comportements opposés produisent le même dégât. Certains dirigeants disparaissent, le temps d’y voir clair. D’autres inondent l’équipe de messages, de réunions et de contre-ordres.

Le silence laisse la place aux rumeurs, souvent plus sombres que la réalité. La saturation noie l’information importante dans le bruit. Dans les deux cas, l’équipe cesse de croire ce qu’on lui dit.

D’Auria et De Smet le formulent clairement : l’excès de réassurance et le silence prolongé abîment tous deux la confiance. Ils mettent aussi en garde contre un optimisme excessif en début de crise, qui ruine la crédibilité du dirigeant quand la réalité le rattrape.

Nancy Koehn, professeure à la Harvard Business School, va dans le même sens dans la Harvard Business Review, en avril 2020. Elle invite les dirigeants à reconnaître les peurs avant de montrer une direction ferme. Elle insiste aussi sur l’importance de donner à chacun un rôle précis.

La régularité compte autant que le contenu. Un point fixe, même court, crée un repère. L’équipe sait quand l’information arrivera, elle n’a pas besoin d’aller la chercher dans les couloirs.

Conseil applicable : fixez un rendez-vous d’information à heure fixe, par exemple deux fois par semaine, et tenez-le même quand il y a peu de nouveau. Dites-le alors simplement.

Erreur fréquente : réserver la vérité au CODIR et servir une version adoucie au reste de l’entreprise. Les écarts finissent souvent par se voir, et c’est la parole de toute la direction qui perd sa valeur.

Participants assis en cercle dans une salle vitrée donnant sur des arbres d'automne, à côté d'un bandeau bleu In Box Insuffle

Erreur 3 : couper tout ce qui prépare l’après

Grille d’arbitrage

Avant de couper, une question par poste

PosteRéflexe de criseQuestion à poser en CODIR
Formation des managersTout suspendreQuels managers devront tenir leurs équipes dans six mois ? Prépare l’après
Projets de transformationTout gelerLequel conditionne notre sortie de crise, lequel peut attendre ?
Temps collectif du CODIRAnnuler, faute de tempsOù l’équipe de direction prend-elle du recul sur la crise ? Prépare l’après
Recrutements clésGeler tous les postesQuelle compétence nous manquera le plus à la reprise ?
Reconnaissance des équipesReporter à plus tardQui porte l’effort aujourd’hui, et le sait-il reconnu ?

Grille de discussion proposée par Insuffle, à adapter à la situation financière réelle de l’entreprise.

Dès que la trésorerie se tend, le réflexe est de couper partout : formations, projets, recrutements, temps collectifs. C’est compréhensible, et parfois indispensable. Une crise financière réelle impose des arbitrages durs, et il ne s’agit pas de le nier.

L’erreur n’est pas de réduire. C’est de couper sans distinguer ce qui ne sert qu’aujourd’hui de ce qui prépare la sortie de crise. Quand tout s’arrête d’un coup, l’équipe entend un message simple : l’entreprise ne croit plus à son propre avenir.

Ranjay Gulati, Nitin Nohria et Franz Wohlgezogen ont étudié la façon dont les entreprises traversent les récessions. Leur article publié dans la Harvard Business Review en mars 2010 indique que 9 % des entreprises sortent d’une récession plus fortes qu’avant. La question n’est donc pas seulement de survivre, c’est de figurer parmi celles qui en sortent mieux armées.

Le coût humain des coupes aveugles est rarement immédiat. Les profils qui ont le plus d’options sur le marché sont aussi ceux qui peuvent partir le plus vite. Ce départ se constate souvent au moment de la reprise, quand il faudrait justement accélérer.

Conseil applicable : avant de valider un plan d’économies, classez chaque ligne en trois catégories. Ce qui protège l’activité d’aujourd’hui, ce qui prépare l’après, ce qui ne sert ni l’un ni l’autre. Coupez d’abord dans la troisième.

Un temps collectif du CODIR, même ramené à une journée, relève souvent de la deuxième catégorie. C’est le moment où l’équipe de direction prend du recul sur la crise au lieu de la subir. C’est tout l’enjeu d’un séminaire CODIR préparé pour décider.

Erreur 4 : tirer sur l’équipe jusqu’à la rupture

Repère INRS

Cinq facteurs de risque d’épuisement, et leur forme en crise

01

Surcharge et pression temporelle

Tout devient urgent, les soirées et week-ends y passent.

02

Faible contrôle sur son travail

Les décisions remontent, chacun exécute sans marge.

03

Manque de soutien social

Le manager est absorbé, plus personne n’écoute.

04

Manque d’équité

Certains portent l’effort, d’autres en semblent dispensés.

05

Insécurité de la situation de travail

Chacun se demande si son poste survivra.

Facteurs listés par l’INRS dans son dossier sur l’épuisement professionnel. La ligne « en crise » est une illustration proposée par Insuffle.

En crise, le dirigeant demande beaucoup. Les équipes acceptent, par loyauté, par inquiétude ou parce qu’elles veulent y croire. Pendant quelques semaines, l’effort tient. Puis les erreurs se multiplient, les absences apparaissent, et les meilleurs se taisent.

L’INRS décrit l’épuisement professionnel comme un ensemble de réactions à des situations de stress professionnel chronique. Il en retient trois dimensions : l’épuisement émotionnel, la distance prise avec les autres et le travail, et le sentiment de ne plus répondre aux attentes. Les facteurs de risque qu’il cite ressemblent trait pour trait au quotidien d’une crise mal pilotée.

Le dirigeant n’est pas épargné. D’Auria et De Smet rappellent que l’épuisement altère le jugement, et invitent les dirigeants à préserver leur propre équilibre. Un dirigeant à bout décide moins bien, et son équipe de direction le paie. Nous avons détaillé cet effet dans notre article sur l’impact du burnout du dirigeant sur le CODIR.

Tenir dans la durée suppose de doser l’effort. Une crise n’est pas un sprint, et une organisation qui encaisse sans casser est d’abord une organisation qui ne s’épuise pas. C’est la distinction que nous faisons entre robustesse et résilience.

Conseil applicable : distinguez explicitement les urgences des sujets qui peuvent attendre deux semaines, et annoncez-le. Retirer des tâches est aussi une décision de dirigeant, souvent la plus soulageante pour l’équipe.

Point de vigilance : si des signes d’épuisement apparaissent chez un collaborateur, ce n’est pas au manager de poser un diagnostic. Orientez-le vers le médecin du travail.

Les signaux qui montrent que l’erreur est déjà en cours

Autodiagnostic

Six signaux à surveiller en CODIR

Plus personne ne contredit

Les réunions sont calmes, les décisions passent sans débat.

Erreur 1

Les mauvaises nouvelles arrivent par la bande

Vous apprenez un problème par un client, pas par votre équipe.

Erreur 1

Tout remonte au dirigeant

Vous avez plus de décisions à prendre qu’avant la crise.

Erreurs 1 et 4

Les rumeurs devancent l’information

Les couloirs savent avant vos annonces, ou croient savoir.

Erreur 2

Les initiatives disparaissent

Chacun fait ce qu’on lui demande, et seulement cela.

Erreurs 3 et 4

Les meilleurs se mettent en retrait

Moins de propositions, plus de réserve chez vos profils clés.

Erreurs 3 et 4

Aucune de ces erreurs ne s’annonce. Elles s’installent par petites touches, et l’on n’en voit souvent que l’effet cumulé. Les six signaux ci-dessus permettent de les repérer plus tôt.

Le plus trompeur est le premier. Un CODIR qui ne contredit plus donne une impression de cohésion. En réalité, il a souvent cessé de penser à voix haute.

Le troisième touche directement le dirigeant. S’il a plus de décisions à prendre qu’avant la crise, c’est rarement parce que la situation l’exige. C’est souvent qu’il a repris la main sur tout. Ce glissement conduit vite à la solitude décrite dans notre article sur le dirigeant isolé en PME.

Conseil applicable : relisez cette liste en CODIR et demandez à chacun de noter, seul, les signaux qu’il observe. Comparez ensuite. Les écarts entre vos réponses sont souvent plus instructifs que les réponses elles-mêmes.

Se corriger en pleine crise : quatre gestes pour le CODIR

Plan de correction

Reconnaître, écouter, clarifier, ajuster

Jour 1

Reconnaître

Nommer l’erreur devant le CODIR, en une phrase, sans se justifier.

Dans la semaine

Écouter

Un tour complet où chacun dit ce qu’il voit, sans réponse immédiate.

Avant la décision suivante

Clarifier

Qui décide quoi, à quel rythme, et qui informe qui.

À J+15

Ajuster

Revoir les décisions prises à date fixe, garder ce qui marche, corriger le reste.

Une erreur de leadership en crise ne condamne rien. Ce qui coûte, c’est d’y rester. Une équipe qui vient de voir une méthode échouer peut être plus disposée à en essayer une autre.

Le premier geste est le plus difficile : reconnaître l’erreur devant l’équipe. Sans dix minutes d’excuses, mais clairement. « J’ai décidé trop vite et seul, on change de méthode. » Cette phrase autorise les autres à corriger leur propre trajectoire.

Le troisième geste est souvent négligé. En analysant l’incendie de Mann Gulch, survenu en 1949, le chercheur Karl Weick a montré comment un groupe perd ses repères quand sa structure de rôles s’effondre. En crise, clarifier qui décide quoi n’a rien de bureaucratique. C’est ce qui permet à chacun d’agir sans attendre.

Ces gestes sont simples à énoncer et difficiles à tenir seul. Un regard extérieur aide à les tenir dans la durée, sans se substituer au dirigeant. C’est le rôle d’un facilitateur : il ne décide pas à votre place, il aide l’équipe de direction à produire elle-même ses décisions.

Participants debout alignés dans une salle de séminaire lumineuse, à côté d'un bandeau bleu In Box Insuffle

Questions fréquentes sur les erreurs de leadership en crise

Quelle erreur de leadership est la plus grave en crise ?

Aucune étude ne permet de classer ces erreurs de façon fiable. La plus structurante reste souvent la première, décider seul, parce qu’elle nourrit les trois autres. Un dirigeant qui se ferme reçoit moins d’information, communique sur une base fragile, coupe sans voir ce qui prépare l’après et ne perçoit pas l’épuisement de son équipe. Corriger celle-là facilite la correction des autres.

Faut-il créer une cellule de crise distincte du CODIR ?

Cela dépend de la nature de la crise. Pour un incident aigu, une petite équipe resserrée, avec un mandat clair et une durée limitée, permet d’agir vite. Le CODIR garde alors la vision d’ensemble et les arbitrages qui engagent l’entreprise. Le risque est de créer un cercle parallèle qui décide sans que les autres directeurs sachent ce qui se passe. Fixez qui décide quoi dès le départ.

À quelle fréquence informer les équipes pendant une crise ?

Il n’existe pas de fréquence universelle. Ce qui compte est la régularité annoncée et tenue. Un point fixe, même court, vaut mieux qu’une série de messages au fil de l’eau. Au plus fort de la crise, deux points par semaine peuvent servir de base, à ajuster selon la situation. Quand la situation se stabilise, espacez-les, mais prévenez l’équipe du nouveau rythme pour que le silence ne soit pas interprété.

Comment dire la vérité sans affoler l’équipe ?

Séparez les faits, les inconnues et les actions. L’inquiétude vient moins de la mauvaise nouvelle que de l’impression qu’on la cache ou que personne ne la traite. Reconnaissez l’inquiétude avant de présenter le plan. Évitez les promesses que vous ne pourrez pas tenir, même pour rassurer. Une parole crédible dans la durée vaut mieux qu’un soulagement de courte durée.

Un facilitateur est-il utile pendant la crise, ou seulement après ?

Les deux sont possibles, avec des formats différents. Pendant la crise, l’appui est court et ciblé : préparer une décision difficile, animer un CODIR où les tensions montent, poser les rôles. Après, le travail porte sur le retour d’expérience et sur ce que l’équipe de direction veut construire ensuite. Dans les deux cas, le facilitateur ne remplace ni le dirigeant ni les experts métier.

Dans quels cas Insuffle n’est-il pas la bonne réponse ?

Quand la crise est d’abord juridique ou financière, un avocat, un expert-comptable ou un conseil en restructuration doivent intervenir en premier. Quand un collaborateur montre des signes d’épuisement, c’est le médecin du travail qu’il faut solliciter. Notre rôle commence quand la difficulté tient à la façon dont l’équipe de direction décide, communique et tient ensemble. La facilitation complète ces expertises, elle ne les remplace pas.

Ce que la crise teste vraiment

Quatre questions à vous poser

1.Est-ce que j’écoute encore ce qui me dérange ?

2.Mon équipe sait-elle quand elle aura des nouvelles ?

3.Ai-je protégé ce qui prépare l’après ?

4.Combien de temps mon équipe peut-elle tenir à ce rythme ?

Vous voulez en parler avec un regard extérieur ?

Un appel avec Yoan Lureault pour poser votre situation et voir par où commencer.

Échanger avec Yoan

30 minutes, sans engagement

Une crise ne teste pas d’abord l’intelligence d’un dirigeant. Elle teste sa capacité à rester ouvert quand tout pousse à se fermer. Écouter quand on voudrait trancher, informer quand on voudrait attendre, protéger l’avenir quand on voudrait tout couper, ménager l’équipe quand on voudrait tout lui demander.

Aucune de ces quatre erreurs n’est une faute morale. Ce sont des réflexes, et les réflexes se corrigent mieux à plusieurs. Un CODIR qui accepte de les nommer ensemble a déjà fait le plus difficile.

Si vous traversez ce moment, ne restez pas seul avec. Prenez 30 minutes pour en parler avec Yoan Lureault et voyez ce qu’un regard extérieur peut vous apporter.

Sources

  1. Staw B. M., Sandelands L. E., Dutton J. E., Threat Rigidity Effects in Organizational Behavior: A Multilevel Analysis, Administrative Science Quarterly, vol. 26, n° 4, 1981.
  2. D’Auria G., De Smet A., Le leadership à l’épreuve de la crise : orchestrer la réponse à la pandémie de coronavirus et aux crises futures, McKinsey & Company, 2020.
  3. Edmondson A., Psychological Safety and Learning Behavior in Work Teams, Administrative Science Quarterly, 1999.
  4. Koehn N., Real Leaders Are Forged in Crisis, Harvard Business Review, avril 2020.
  5. Gulati R., Nohria N., Wohlgezogen F., Roaring Out of Recession, Harvard Business Review, mars 2010.
  6. INRS, Épuisement professionnel ou burnout, ce qu’il faut retenir.
  7. Weick K. E., The Collapse of Sensemaking in Organizations: The Mann Gulch Disaster, Administrative Science Quarterly, 1993.

À propos de Yoan Lureault

Fondateur d'Insuffle et Insuffle Académie, facilitateur en intelligence collective et formateur, basé à Deauville. J'accompagne PME, ETI et fonction publique dans leurs transformations : diagnostics stratégiques, séminaires de direction, alignement d'équipes, évolution des pratiques managériales. Mon approche : cash, terrain, zéro bullshit — via mes démarches propriétaires (Futur Désiré®, Boussole 4C, ...).

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